Étiquette : aventure (Page 10 of 20)

Au fil des pages avec Pax et le petit soldat

J’ai lu, fin octobre, Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker et illustré par Jon Klassen (éd. Gallimard Jeunesse, 2017, 318 pages), un roman jeunesse à partir de 10 ans et qui a reçu le Prix Sorcières 2018 dans la catégorie « Carrément passionnant mini ». Au vu de l’illustration de couverture, je pensais que l’histoire se déroulait en automne or elle se passe au printemps, lors d’un mois d’avril, une guerre étant sur le point d’éclater.

Orphelin de mère, Peter, un jeune garçon âgé de 12 ans abandonne en pleurs et à contrecœur dans un bois Pax, son renard apprivoisé pour aller vivre, très loin de chez lui, chez son grand-père paternel, son père s’étant enrôlé. Mais dès la première nuit, regrettant son geste, le jeune garçon s’enfuit pour retrouver son renard. Après une mauvaise blessure, il trouve refuge chez Vola, une ancienne militaire vivant dans une ferme isolée, encore traumatisée d’avoir perdu une jambe au combat et qui accepte de le soigner. De son côté, le renard attend le retour de son petit garçon si différent des autres hommes et fait connaissance de renards sauvages, Hérissée et son petit frère Avorton qui l’aideront à survivre dans la nature et ses dangers. Peter retrouvera-t-il à temps et en vie Pax avant le début de la bataille?

Accompagnée de jolies illustrations en noir et blanc, l’histoire alterne à chaque chapitre entre le point de vue du renard et celui du petit garçon, chacun faisant des rencontres déterminantes pour leur vie future et qui permet au jeune lecteur de s’interroger sur les conséquences de la guerre tant sur les êtres humains (« malades de guerre ») et en particulier les enfants que sur la faune et la flore. Il y est aussi question d’aventures, d’amitié, de courage, de libre-arbitre, de culpabilité et de quête d’identité. Que ce soit Peter, Vola ou Pax, chacun doit apprendre à vivre avec la guerre. Il y a de la colère chez Peter qui ne veut pas ressembler à son père violent et de la culpabilité chez Vola qui s’est repliée sur elle-même, dans ses souvenirs douloureux, loin du monde extérieur et de ses rêves.

J’ai toutefois été gênée par le fait de ne pas réussir à fixer le lieu du récit que je pensais en France, avec un conflit entre Français et Italiens, compte-tenu de certains passages et références culturelles de l’intrigue mais avec un garçon qui pratique un sport typiquement américain, le baseball. Mais j’ai apprécié l’idée de décrire la guerre et ses conséquences à travers les yeux du renard Pax, avec une certaine innocence qui atténue les passages sombres du récit tout comme la relation entre Peter et Vola, chacun apprivoisant l’autre. Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage!

Participation #2 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #États-Unis (autrice) et Canada (illustrateur)

Au fil des pages avec le tome 3 de La famille Vieillepierre

Nous lisons le tome 3 de La famille Vieillepierre, Le voyage de Kaï de Joe Todd-Stanton (éd. Sarbacane, 2020), une BD jeunesse à partir de 5/6 ans. Après les légendes islandaises dans le tome 1, Arthur et la corde magique et égyptiennes dans le tome 2, Lucie et l’énigme du Sphinx, cette fois-ci nous partons en Chine. Wen et sa fille Kaï sont appelés par les villageois d’un village attaqué par un monstre. Alors que Kaï pense qu’une grande aventure les attend, sa mère Wen les emmène dans une grande bibliothèque  pour trouver une solution dans les livres. La petite fille s’ennuie très vite jusqu’à ce qu’elle trouve un vieux parchemin contant les exploits du Roi des Singes. Serait-ce le début de l’aventure tant recherchée pour la jeune fille?

L’histoire de cette petite fille attachante, à la fois impatiente et intrépide comme peut l’être un jeune enfant est très joliment illustrée. Il y est question de transmission familiale, d’aventures, d’autonomie et de légendes chinoises avec Sun Wukong, le Roi des Singes. Les illustrations sont tout aussi colorées et dynamiques que dans les tomes précédents, notamment dans la relation mère/fille. Sans oublier une note gourmande avec les pêches magiques du palais de l’Empereur de Jade qui rendent immortel. Un très bon moment de lecture!

Participation #65 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Légende chinoise

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Voyage: « Voyage »

Participation #71 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #pêche magique

Au fil des pages avec le tome 1 de Magic Charly

Cet été, j’avais lu le tome 1 de la trilogie Magic Charly, L’apprenti d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 416 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans et avec une magnifique illustration de couverture de Stan Manoukian. C’est aussi une lecture commune (T1 et/ou T2) dans le cadre du Challenge Halloween 2021.

Charly Vernier, un adolescent noir de 14 ans vit seul avec sa mère à Aix-en-Provence, cette dernière étant la directrice de son école, L’école des Allumettes Hurluberlu et son chat blanc. Mais après 5 ans d’absence, sa grand-mère maternelle, Dame Mélisse vient habiter chez eux bien affaiblie, ayant complètement perdu la mémoire. Le monde de Charly s’en trouve alors totalement chamboulé, ce dernier découvrant tout un pan de son passé depuis longtemps enfoui: il fait partie d’une famille de Magiciers.  Sa grand-mère n’est pas devenue sénile mais ses souvenirs lui ont été volés. Il décide donc d’apprendre la magie et devient un apprenti magicier auprès de Maître Lin qui a bien connu Dame Mélisse. Cela sera-t-il suffisant pour sauver sa grand-mère? Heureusement, il pourra compter sur deux élèves de son école, sa meilleure amie June qui n’a pas sa langue dans la poche et qui passe son temps à rechercher la meilleure bêtise à faire sans craindre les conséquences contrairement à Charly, plus posé et qui fait tout pour éviter les conflits et aussi la très sérieuse et mystérieuse Sapotille.

Comme dans tout tome introductif, Audrey Alwett prend le temps de poser le décor très riche et détaillé en emmenant le lecteur dans un monde magique à la fois drôle et fantaisiste, même si on sent déjà un côté sombre et inquiétant. Avec une imagination foisonnante couplée à un vocabulaire déjanté fait de mots inventés et de mots-valises, l’autrice fourmille d’idées magiques farfelues comme par exemple, Pépouze, une serpillière animée qu’on voudrait bien aussi adopter, des grimoires volants ou des citrolles pour se déplacer ou bien encore des gourmandises magiques qu’on dégusterait bien comme des beignets de prédiction avec beaucoup de sucrétincelle, des apocachips, des croissoleils ou même des madeleines de réconfort. On retrouve certes des allusions plus ou moins prononcées à Harry Potter ou au Disque-Monde mais Audrey Alwett a su créer un univers bien à elle, ce qu’elle avait déjà fait en tant que scénariste de Princesse Sara, une BD jeunesse. 

Puis  l’histoire s’accélère et j’enchaîne alors les chapitres, découvrant comme Charly avec enthousiasme ou inquiétude le monde bien codifié des Magiciers comme peut l’être celui des quiétons (ceux qui vivent sans magie et sans même connaître son existence). Il est ainsi question de quête initiatique, d’amitié, de secrets de famille et de complots. D’autre part, au-delà de la dimension magique, ce premier tome aborde des questions sociétales comme par exemple les dérives du pouvoir politico-judiciaire, le marché parallèle de magie qui est présentée comme une ressource rare, les inégalités de classe ou bien encore la mort, la vieillesse…

Un très bon moment de lecture en compagnie d’un trio d’adolescents attachants et qui se termine en plein suspense! Au passage, je coche la case 12 « French touch » du bingo puisque l’histoire se passe dans la ville revisitée d’Aix-en-Provence et dans une ville fictive de Bretagne, Thadam. Le troisième et dernier tome, Après tout, le déluge est prévu pour septembre 2022. Mais avant cela, je consacrerai, dimanche prochain, un billet au tome 2, Bienvenue à Saint-Fouettard lu ce mois-ci. 

Pour d’autres avis sur le tome 1: Chicky Poo, Tiphanya (IG), Hilde, Blandine (et son trio) et Lou.

Participation #15 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et case 12 du bingo

Participation #65 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Participation #69 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gourmandises magiques

Au fil des pages avec La petite sœur du Chaperon rouge

Nous lisons La petite sœur du Chaperon rouge de Didier Lévy et Clotilde Perrin (éd. Milan, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans. Devenue célèbre, le Petit Chaperon rouge voudrait également être riche et projette, avec sa grand-mère tout aussi célèbre qu’elle, de transformer la forêt enchantée en gigantesque parc d’attractions. Mais sa petite sœur, Carlotta, amie du loup n’est pas de cet avis et va tout faire pour sauver la forêt et ses habitants issus des contes de fées. Y parviendra-t-elle?

Il s’agit d’une suite moderne au Petit Chaperon rouge qui est bien loin de l’image qu’on s’en fait à la lecture du conte traditionnel de Charles Perrault (qui apparaît même dans l’histoire). Il y est question d’écologie, d’enfance et d’imagination, Carlotta, du haut de ses 8 ans, se dressant contre les plans de de son illustre grande sœur pour sauver la forêt enchantée, réussissant à réveiller les arbres centenaires (ce qui m’a fait penser au Seigneur des anneaux et à L’histoire sans fin). 

Il est amusant de s’arrêter sur les grandes illustrations fourmillant de détails et au trait caractéristique de Clotilde Perrin afin de repérer les personnages des contes de fée comme une sorcière, Raiponce ou une sirène et qui apparaissent aussi sur les pages de garde… Un bon moment de lecture avec ce conte détourné et cette petite fille espiègle, un brin sauvageonne et courageuse!

Participation #53 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte détourné

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Couleur: « Rouge »

Participation #20 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte détourné

Au fil des pages avec l’ours, l’élan et le castor

Depuis le mois dernier, nous lisons très régulièrement une série livresque rigolote mettant en scène un ours, un élan et un castor de Nicholas Oldland, un auteur/illustrateur canadien. Nous en avons lu 4 de cette série d’albums jeunesse à partir de 3 ans.

  • Les rameurs

Nous avons commencé par Les rameurs de Nicholas Oldland (éd. Bayard Jeunesse, 2015), un album jeunesse à partir de 3 ans. Trois amis, un ours, un élan et un castor partent faire du canoë. Mais à force de se disputer, ils ne voient pas que la tranquille rivière se transforme en puissant torrent. Parviendront-ils à s’entendre et coopérer en une équipe soudée? Quelle aventure pour ce trio, chacun préférant dans un premier temps faire passer ses envies et intérêts avant ceux du groupe! Le jeune lecteur pourra facilement s’identifier dans leurs maladresses et bêtises qui peut le renvoyer dans son propre apprentissage de vivre en communauté comme à l’école.

  • Un castor très occupé

Nous en apprenons un peu plus sur le castor dans Un castor très occupé (éd. Bayard Jeunesse, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans. Ne prenant jamais le temps de réfléchir avant de se lancer dans ses activités quotidiennes comme couper des arbres ou fabriquer un barrage, le castor finit par commettre la catastrophe de trop: se blesser. Alors qu’il est en convalescence à l’hôpital, il se rend enfin compte qu’il a aussi blessé ses amis, l’élan et l’ours et mis sans dessus dessous la forêt. Parviendra-t-il à se faire pardonner et remettre de l’ordre dans tous les projets entamés? Il est ainsi question de vivre ensemble et de protection de l’environnement.

  • Gros câlin

Cette fois, nous comprenons mieux pourquoi l’ours serrait contre lui un arbre dans Un castor très occupé en lisant Gros câlin (éd. Bayard Jeunesse, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans. En effet, l’ours passe son temps à faire des câlins à tout le monde, même les lapins et surtout aux arbres qu’il affectionne par-dessus tout. Comment va-t-il réagir quand un bûcheron tente de couper le plus grand arbre de la forêt? Comme dans l’histoire précédente, l’auteur fait passer avec humour un message écologique en s’amusant à jouer sur le caractère attendu de l’ours qui se révèle être un animal doux et câlin.

  • À toute vitesse!

Nous finissons par À toute vitesse! (éd. Bayard Jeunesse, 2017). L’auteur reprend une trame identique à celle utilisée dans Les rameurs mais cette fois lors d’une randonnée à la montagne, l’esprit de compétition prenant le pas sur leur amitié jusqu’à ce que l’un d’eux fasse une chute. Il est ainsi question de partage et de vivre ensemble, prendre le temps de partager ensemble cette aventure leur apportant plus de joie que de finir le premier le sentier de randonnée.

A chaque histoire remplie de bons sentiments, il est amusant de retrouver le trio attachant – castor, ours et élan et même un quatrième animal, un petit oiseau qui n’est jamais loin d’eux. Les illustrations sont certes simples et colorées mais les personnages expressifs et nous emmenant au Canada comme lorsque nous avions lu La chasse au caribou de Céline Claire et Sébastien Chebret (éd. L’élan Vert, 2016). De bons moments de lectures accompagnés de rires! Il existe d’autres histoires de ce trio rigolo que j’espère pouvoir dénicher comme Le grand frisson (éd. Bayard Jeunesse, 2017).

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