Étiquette : amitié (Page 2 of 59)

Au fil des pages avec Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Lors de l’édition 2025 de l’AAHM Challenge, j’avais lu, en e-book, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (éd. Grasset, rééd. octobre 2015, 463 pages), un roman paru pour la première fois en 1960 aux États-Unis et qui a reçu le prix Pulitzer en 1961. Je profite de la nouvelle édition 2026 pour le chroniquer. La narratrice, Scout Finch se souvient de son enfance, en particulier entre ses 9 et 10 ans, lorsque son père, Atticus Finch, un Avocat veuf quinquagénaire est commis d’office pour assister Tom Robinson, un Noir accusé d’avoir violé une jeune femme blanche pauvre, Mayella Ewell, dans la petite ville ségrégationniste de Maycomb, en Alabama, dans les années 30, pendant la Grande dépression.

Jusqu’à l’année dernière, je n’avais jamais pris le temps de le lire même si j’en avais entendu parler depuis bien longtemps pour sa dénonciation de la ségrégation. J’ai donc été surprise lorsque dès les premières pages, je me suis rendue compte qu’il s’agit aussi et avant tout d’un roman d’apprentissage et d’une quête initiatique à travers l’enfance de la fillette que l’on suit dans son quotidien: sa relation fraternelle avec son frère aîné Jem et leur ami Dill qui vient chaque été, l’amour filial/paternel avec leur père intègre et bienveillant, le mystère inquiétant entourant l’énigmatique voisin Arthur « Boo » Radley qui vit reclus et qui fait l’objet de toute l’attention des trois enfants… Puis tout se cristallise autour du procès de Tom Robinson et qui va ébranler leur famille face à la haine et au racisme. Dans un tel climat, un procès équitable peut-il avoir lieu? 

Il y est ainsi question d’apparences trompeuses, de vie de famille dans les années 30, d’inégalités sociales, de ségrégation raciale, du vivre ensemble, d’éducation, de la condition des filles, des femmes ou bien encore des droits des Afro-américains, de justice… Le récit de la narratrice oscille entre moments légers et candeur enfantine et moments plus graves et révoltants, rendant encore plus choquant, si c’était possible, le sort réservé à Tom Robinson. Un très bon moment de lecture! Je ne peux que vous encourager à le lire si ce n’est pas déjà fait. Pour prolonger cette lecture, j’avais également emprunté à la médiathèque Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Fred Fordham (éd. Grasset, novembre 2018, 288 pages), un roman graphique adaptant et illustrant le roman éponyme d’Harper Lee et que j’ai trouvé fidèle au roman originel et réussi, y retrouvant la même ambiance.

Pour d’autres avis sur ce roman: Enna (et aussi la BD et sa suite, Va et poste une sentinelle) et Antigone.

Participation #3 AAHM Challenge 2026 d’Enna

Participation #5 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #Classique américain (1960)

Au fil des pages avec Les 7 vies extraordinaires de Devi Kumari

Pour une lecture commune avec Hilde dans le cadre de son challenge Les Étapes Indiennes 2026, j’ai lu, en e-book, Les 7 vies extraordinaires de Devi Kumari de Vikas Swarup (éd. Belfond, octobre 2025, 386 pages), un roman contemporain se déroulant en Inde. Une jeune femme de 25 ans, Devi Kumari doit confesser face caméra ses crimes qui ont jalonné sa courte vie à son ravisseur masqué ayant mis sa vie aux enchères, les potentiels « acheteurs » étant des individus qu’elle a croisés dans sa vie et qui réclament vengeance. Qu’est-il arrivé à cette jeune femme? Qui est son ravisseur? Fait-il partie de celles et ceux qu’elle aurait lésés, de près ou de loin, par ses actions?

La dureté du prologue accrocheur donne le ton avec l’enlèvement en pleine rue de Mumbai (anciennement Bombay) d’une esthéticienne et nous entraîne dans un véritable page-turner, l’intrigue étant immédiatement prenante. Chaque épisode de la vie de la jeune femme donne envie de connaître la suite d’autant que chaque fin de chapitre se replace au moment de sa captivité auprès d’un ravisseur qui prend un malin plaisir à faire monter les enchères sur sa vie de plus en plus sur la sellette, à l’instar d’une Shéhérazade des Mille et une nuits

A travers le personnage principal féminin, c’est l’évolution de la société indienne contemporaine qui est dépeinte, en critique sociale, par l’auteur sur 25 ans, de la fin des années 90 à nos jours, en passant même par la période de pandémie Covid-19 et à travers tout le pays, chaque nouvelle identité de la jeune femme entraînant un changement de lieu de vie. Rien ne semble avoir épargné la jeune femme qui malgré son jeune âge et ses différentes identités a vécu tellement de choses, faisant des choix plus ou moins discutables pour survivre et échapper à la violence et à la misère (pauvreté dans un bidonville, orpheline à la rue, mendicité avec son chien, détention dans un centre de surveillance pour jeunes filles, membre d’une secte, faussaire, infirmière dans un hôpital…). 

Certes, tout est fait pour donner envie aux lecteurs de savoir la suite et l’intrigue repose par moment sur une rencontre fortuite fort à propos ou retournement de situation arrivant à point nommé, pour ne pas dire facilités scénaristiques, pour entretenir la tension dramatique. Cela n’a pourtant pas gêné ma lecture tant je me demandais ce que la jeune femme allait devoir encore inventer pour prendre en main son avenir en franchissant ou non la ligne rouge ou en liant certaines amitiés qui peuvent, à tout moment, se retourner contre elle. 

Devi se révèle être pleine de ressources, résiliente face aux épreuves traversées et apprenant de ses expériences passées, plus ou moins éprouvantes ou légales, ne se laissant pas rabaisser à un statut de victime défavorisée. De nombreux thèmes sont ainsi abordés, de façon plus ou moins détaillée: enfants des rues, mères porteuses, inégalités sociales, corruption et impunité au sein des élites ou de la police, pouvoir de l’argent, influence alarmante des gourous, criminalité organisée, émancipation féminine, voyeurisme, marchandisation de la souffrance et des corps, quête d’identité, émancipation féminine et plus largement condition de la femme dans une société patriarcale… Un bon moment de lecture avec ce page-turner, à la fois film roman Bollywood, roman d’apprentissage et thriller psychologique!

Je n’ai pas lu les autres romans de cet auteur ni vu l’adaptation en film de l’un d’entre eux, Slumdog Millionaire. Je compte bien les découvrir dès que se faire se peut en commençant peut-être par Meurtre dans un jardin indien, un roman policier disponible à ma médiathèque en ce moment. 

Pour d’autres avis sur ce roman: Hilde (qui a tout autant apprécié que moi). 

Participation #1 Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde #LC

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #2 Catégorie Prénom: « Devi »

Participation #4 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Thriller psychologique

Au fil des pages avec le tome 1 des Géants

La semaine dernière, nous avons lu, chacun notre tour, avec mon mini lutin, le tome 1 des Géants, Erin de Lylian, James Christ, Paul Drouin et Lorien Aureyre (éd. Glénat, coll. Tchô!, août 2020, 48 pages), une BD jeunesse fantastique à partir de 8 ans. J’avais mis de côté ce premier tome après l’avoir acheté, en 2022, lors des 10 ans des 48h BD.  Alors que Crossland Corporation, une multinationale découvre, au Groenland, un mystérieux géant endormi depuis des millions d’années, Erin se réveille, au même moment, en Écosse, après avoir fait un nouveau cauchemar, revivant sans cesse l’accident qui a coûté la vie à ses parents. Peu de temps après, elle est secourue par Yrso, un géant au pelage de feuilles et au squelette de bois alors qu’elle est harcelée par d’autres enfants qui la traitent de sorcière, l’adolescente de 11 ans ayant la main verte et un don magique avec les plantes. Cette nouvelle amitié est-elle de bonne augure? Pourra-t-elle protéger le géant végétal des manigances de Crossland Corporation? 

Il s’agit d’un premier tome introductif, posant le cadre de cet univers fantastique peuplé de géants qui se réveillent mais qui n’en reste pas moins rythmé et dédié à un enfant en particulier, ici Erin, dont le destin est lié à un géant qui représente une des forces de la Nature. Orpheline, Erin cache son chagrin à ses proches avec qui elle vit désormais (sa tante Kate, son oncle Connor et son cousin Patrick), se réfugiant dans sa cabane, dans la forêt ou en s’occupant du jardin. Il y est ainsi question d’écologie, de deuil, de conditions de l’enfant à travers le monde, de protection de l’environnement face à un capitalisme sans morale, d’aventures, de pouvoirs magiques…

Graphiquement, nous avons également apprécié ces bulles aux tonalités forestières. Un bon moment de lecture qui a également bien plu à mon mini lutin puisqu’il a déjà lu le tome 2, Siegfried! J’ai également bien envie de découvrir la suite et de savoir comment ces enfants aidés, chacun d’un géant, pourront lutter contre une force du mal que Crossland Corporation a fait revenir à la vie. D’ailleurs, à la fin de cette édition, il était prévu 6 tomes et nous avons un topo sur Erin et les enfants associés à leur géant des prochains tomes. Il ne me reste plus qu’à aller emprunter les autres tomes à notre médiathèque. 

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation #15 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Prénom: « Erin »

Au fil des pages avec L’enfance du Père Noël

Nous avons lu L’enfance du Père Noël de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Margot, diff. L’École des Loisirs, octobre 2025, 104 pages), un album jeunesse grand format aux magnifiques illustrations qui se lit comme un livre de l’Avent et à partir de 5/6 ans. Chaque double page comporte un chapitre d’une page sauf quatre d’entre eux qui sont des chansons revisitant des chants de Noël, un QR-code permettant d’avoir accès à leur mélodie. C’est le seul album jeunesse que j’ai acheté cette année mais vu le duo auteur/illustrateur que nous apprécions beaucoup, il ne faisait aucun doute que leur nouvelle collaboration allait nous plaire. C’est un nouveau coup de cœur! Rien que la finition du livre a été particulièrement bien pensée, les pages n’étant pas à détacher mais un rabat étant à soulever sans abîmer le livre et s’ouvrant comme un petit cadeau livresque devant lequel, chaque jour, nous nous sommes émerveillés avec mon mini lutin. 

Mais revenons-en en l’histoire avec cette belle revisite du Père Noël tout en retrouvant l’esprit et la magie de Noël et du solstice d’hiver. Au fil des jours, on découvre Nicolas, bébé, enfant puis adulte, la légende se mettant doucement en place. Son caractère généreux et rêveur s’affirme petit à petit, cherchant le bonheur des autres et du sien. Comment ce bébé deviendra-t-il le futur Père Noël? De rencontres en rencontres comme le petit renne magique, un lutin facétieux, la future Mère Noël ou le futur Père Fouettard, son destin est en marche. 

Nous avons adoré découvrir chaque jour quel serait le nouvel élément, magique ou non, associé au Père Noël qui serait mis à l’honneur. Il y a un côté hors du temps, chaleureux, mystérieux et magique qui se dégage de l’histoire et des illustrations dans un beau décor hivernal tout en douceur, en candeur et si poétique. Nicolas est très attachant, décelant en chacun de la bonté et cherchant à apporter de la joie et du réconfort à quiconque croise sa route, animaux, êtres magiques ou humains. Je suis ravie d’avoir partagé cette lecture avec mon mini lutin. A la fin du livre, nous avons pu en savoir plus sur les origines du Père Noël à travers les siècles et les pays. 

Pour d’autres avis sur cet album jeunesse: Tampopo.

Participation #8 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Album jeunesse

Participation #9 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Album jeunesse

Participation #13 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Participation # Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #légende du Père Noël

Au fil des pages avec Santa, La souris du Père Noël

En recherchant des livres avec « Noël » dans le titre hier, je me suis aperçue que je n’avais pas fait de billet pour Santa, La Souris du Père Noël de Michael Brown et Elfrieda de Witt (éd. Albin Michel Jeunesse, novembre 2021,  40 pages), un album jeunesse à partir de 3 ans, paru pour la première fois aux États-Unis en 1966 et que mon mini lutin avait reçu dans son calendrier de Noël en décembre 2021. La veille de Noël, un petite souriceau sans nom et solitaire se demande si quelqu’un a pensé au cadeau du Père Noël. Paniqué, il lui en offre un. Que découlera-t-il de ce geste généreux?

L’histoire est toute mignonne et dans l’esprit de Noël. Il y est question de générosité et de bienveillance entre une petite souris et le Père Noël. J’ai également apprécié les illustrations vintage, en particulier la mise en scène de la vie quotidienne de cette souris si attachante et dont l’acte sans arrière-pensée lui permettra de rompre sa solitude. Un bon bon moment de lecture, même si le titre en dévoile trop et qui se termine sur les paroles d’une chanson!

Participation #2 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Album jeunesse

Participation #3 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Album jeunesse

Participation #13 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Album jeunesse 1966

Participation #36 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #États-Unis

Participation #9 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Animal: « Souris »

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