Étiquette : 9-12 ans (Page 3 of 13)

Au fil des pages avec le tome 1 des Cœurs de Ferraille

Venant de lire le tome 3, je me suis rendue compte que je n’avais pas chroniqué les deux premiers. En effet, après l’avoir repéré chez Bidib en février 2023, j’avais pu lire plusieurs mois après, en version numérique puis en version papier via ma médiathèque lors du AAHM Challenge 2024, le tome 1 des Cœurs de Ferraille, Debry, Cyrano et moi de Béka (alias du couple Bertrand Escaich et Caroline Rosque) et Jose Luis Munuera (éd. Dupuis, juin 2022, 72 pages), une BD à partir de 9 ans selon l’éditeur mais classée en adulte par ma médiathèque.

Iséa est une jeune fille solitaire, se plongeant dès qu’elle le peut dans Cyrano de Bergerac, film que lui a conseillé sa seule amie, Tal qu’elle ne rencontre que par écran interposé. Elle a  également reporté son amour filial sur sa nounou-robot, Debry, à défaut d’une mère aimante. Lorsque sa mère renvoie Debry, la jeune fille décide de s’enfuir pour la retrouver, avec l’aide d’un camarade de classe, Tilio. Les deux enfants arriveront-ils à se rendre dans la ville de Tulpia et à y retrouver Debry avant que des limiers ne les retrouvent?

J’ai apprécié me plonger dans ce monde rétrofuturiste et à l’ambiance sombre dans lequel les robots rappellent la condition des Afro-américains avant l’abolition de l’esclavage. La fugue des deux enfants fait immédiatement penser à celle des esclaves dans les les plantations de coton des États du Sud des États-Unis, avant la guerre de Sécession, certains réussissant à fuir en empruntant le chemin de fer souterrain.

Il y est ainsi question de l’amour maternel ou filial, des rapports entre mère et fille, d’amitié, d’inégalités sociales, de nature humaine, de vivre ensemble… Qui se révèle finalement le plus humain entre être organique et être mécanique et la plus représentative d’une mère aimante? Les sentiments tels que l’amour maternel ne sont-ils que l’apanage de l’être humain? Un très bon moment de lecture avec ce premier tome!

J’ai depuis lu, en version numérique via ma médiathèque, le tome 2, L’inspiration (éd. Dupuis, juin 2023, 72 pages) qui met en scène d’autres personnages comme Eva, une adolescente orpheline et vagabonde, accompagnée de son chien, qui va mettre sa vie en danger après avoir découvert un livre écrit par un robot, tout en poursuivant la thématique de la nature humaine via l’inspiration et la création artistique, ce qui fait écho aux débats actuels autour de l’intelligence artificielle ainsi que le tome 3, Sans penser à demain (éd. Dupuis, juin 2024, 72 pages) avec l’amour interdit entre Naïad, fille d’un riche industriel qui après une émeute entre humains et « robots » dans l’usine de son père, tombe amoureuse du Limier venu rétablir l’ordre.

Pour d’autres avis sur cette BD: Bidib (T1) et Nathalie (T1 et T2).

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Partie du corps: « Cœurs »

Participation # (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Espagne (dessinateur)

Au fil des pages avec le tome 5 des Sœurs Grémillet

Pendant le RAT post-Noël, j’ai lu le tome 5 des Sœurs Grémillet, Les trois souhaits de Giovanni Di Gregorio et Alessandro Barbucci (éd. Dupuis, novembre 2023, 48 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans. À l’approche de Noël, les trois sœurs – Sarah, Cassiopée et Lucille – pensent avoir tout bien préparé pour le repas du réveillon. Mais alors qu’elles finissent les derniers préparatifs, elles se rendent compte qu’elles ont oublié de s’offrir des cadeaux entre elles. Un étrange Père Noël leur offre alors à chacune une allumette magique permettant d’exaucer un vœu. Que finiront-elles par choisir? Se faire plaisir ou faire plaisir aux autres?

On retrouve le trio attachant de sœurs avec leurs lots de chamailleries et de réconciliations dans un esprit de Noël. Il est bien difficile pour chaque sœur aux caractères et centres d’intérêt si différents de savoir ce qui pourrait plaire à l’autre. Sarah, en tant que grand sœur est toujours aussi rationnelle et directive tout en appréciant prendre des photos. Cassiopée est toujours aussi rêveuse et amoureuse, son plus grand souhait étant de voir une licorne. Lucille, quant à elle, s’inquiète pour son chat malade. Il y est ainsi question de fratrie, de sororité, d’entraide et d’esprit de Noël avec un soupçon de magie (du cœur)!

 Graphiquement, l’ambiance de Noël est très bien retranscrite. On suit avec plaisir cette enquête des trois sœurs et leur recherche du cadeau parfait, ce qui entraîne tout un tas de questionnements sur ce qu’il doit être. Un bon moment de lecture tout plein de bons sentiments et de bienveillance avec cette BD jeunesse toujours aussi joliment dessinée. Sans oublier des passages gourmands avec cette fois, non plus le nougat de la grand-mère mais les profiteroles de Cassiopée ou bien encore des cookies avec un verre de lait.

Pour d’autres avis sur ce tome 5: Bidib et Chicky Poo.

Participation #23 Challenge Il était 11 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #BD de Noël

Participation #21 Challenge Christmas Time 2023 de MyaRosa #BD de Noël

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Chiffre/Nombre: « Trois »

Participation #3 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Italie

Participation #2 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2024 de Bidib et Fondant #Profiteroles et Réveillon de Noël

 

Au fil des pages avec le tome 1 d’Elizabeth et Diego

J’ai lu le tome 1 d’Elizabeth et Diego, Une vampire dans mon placard de Swann Méralli et Arthur du Coteau (éd. Dargaud, janvier 2023, 52 pages), une BD jeunesse à partir de 9/10 ans que j’ai pu d’abord consulter en ligne grâce à ma médiathèque puis, quelques jours plus tard, emprunter aussi en version papier. Elizabeth, une vampire qui aimerait avoir à Noël un poney-licorne se lie d’amitié avec Diego, un petit garçon peureux qui a une main droite artificielle depuis un accident de voiture lorsqu’il était petit et qui a coûté la vie de son père.

J’ai apprécié l’amitié improbable et pleine de pep’s entre Elizabeth et Diego. Chacun a son petit caractère, l’une très têtue et l’autre peureux et capricieux mais sont pourtant complémentaires et complices surtout dans les bêtises et chamailleries ou bien vis-à-vis du « pôvre » chat de Diego, Ronchon qui est entraîné bien malgré lui dans les péripéties et aventures que seule l’imagination enfantine peut inventer.

Il y est ainsi question d’amitié, d’imagination enfantine, de résilience, de relation mère/fils, la mère de Diego aimante mais totalement dépassée dans l’éducation de son fils, de charge mentale…  Un bon moment de lecture avec cette histoire complètement loufoque (parfois teintée d’humour noir) et qui rentre pile poil dans le thème « Noëlloween », l’histoire se passant à Noël et mettant en scène une « jeune » vampire!

Participation #1 Noëlloween 2023 avec Hilde, Lou, Chicky Poo et Samarian

Participation #1 Challenge Christmas Time 2023 de MyaRosa #BD jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Objet: « Placard »

Au fil des pages avec Mauve

Pour cette nouvelle lecture commune avec Hilde dans le cadre du challenge Halloween 2023, j’ai lu Mauve de Marie Desplechin et Magali Le Huche (éd. Rue de Sèvres, avril 2022, 105 pages), une BD jeunesse à partir de 9/10 ans et qui est une adaptation du roman éponyme que j’avais lu en 2020.

Avant de parler de la BD, je vais commencer par le roman écrit plusieurs années après Verte et Pome, avec une histoire plus longue, un style d’écriture plus mature et à destination d’un lectorat jeunesse qui a grandi depuis les deux premiers tomes et qui clôt une trilogie qui sous fond de sorcellerie aborde préoccupations que pourraient avoir des lecteurs pré-adolescents ou adolescents dans leurs rapports familiaux et amicaux. Quant à la BD, elle toujours aussi fidèle au roman de Marie Desplechin (éd. L’école des loisirs, septembre 2014, 205 pages) mais sans reprendre totalement l’écriture en polyphonie.

Malgré le soutien de Verte, Pome est victime de harcèlement scolaire depuis l’arrivée d’une nouvelle au collège, Mauve. L’entourage des deux jeunes adolescentes ne comprend pas leur changement d’humeur. Serait-ce une crise d’adolescence? Raymond, le grand-père paternel de Verte s’interroge et demande l’aide d’Anastabotte, la grand-mère maternelle de Verte. Et si derrière cela, il y avait une menace encore plus terrible, digne des plus sombres heures de la chasse aux sorcières, la mère de Pome, Clorinda devenant à son tour victime de la rumeur malveillante du voisinage lancée par le père de Mauve? La sorcellerie permettra-t-elle de rétablir la paix?

Il y est ainsi question de harcèlement scolaire, d’exclusion, de lutte entre le Bien et le Mal, de sorcellerie, d’adolescence, d’amitié, de famille et de solidarité. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé la galerie haute en couleurs de personnages imaginées par Marie Desplechin, que ce soit Verte, sa famille, en particulier Anastabotte et Raymond ainsi que ses amis, Pome et Soufi.

J’ai enfin noté des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine, de nombreuses discussions se passant devant un bon petit plat préparé par Ray, goûter avec ou sans thé ou autour d’un verre de vin. Encore un bon moment de lecture!

Pour un autre avis sur ce tome 3: Hilde.

Participation # Challenge Halloween 2023 de Hilde et Lou #BD jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Couleur: « Mauve »

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2023 de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Maya l’abeille

J’ai lu Maya l’abeille de Waldemar Bonsels (éd. Ynnis Editions, 2022, 221 pages), un roman jeunesse initiatique à partir de 9/10 ans et paru pour la première fois en Allemagne en 1912. Quand je l’ai vu à la fin de l’été dans les nouveautés de ma médiathèque, je ne savais pas que l’histoire était si ancienne, ne connaissant que le dessin animé de la fin des années 70 avec son emblématique chanson du générique.

Toute jeune abeille élevée par sa nourrice Cassandre, Maya sort pour la première fois de la ruche par une belle journée d’été. Curieuse et intrépide, elle décide de partir à la découverte du monde et non de devenir une ouvrière récoltant et rapportant chaque jour le pollen à la ruche. La petite abeille est très vite émerveillée par la beauté estivale et impressionnée par ce qui l’entoure, inconsciente des dangers qui la guettent, comme par exemple des prédateurs. Elle rencontre de nombreux insectes et autres petits animaux (bousier, libellule, araignée, punaise, papillon…), parfois amicaux parfois hostiles ainsi qu’un elfe des fleurs. De discussion en discussion, elle désire de plus en plus rencontrer un être humain bon.  Parviendra-t-elle à réaliser son rêve, trouver sa place parmi les abeilles, forte désormais de son expérience?

À chaque rencontre éphémère (à peu près un chapitre à chaque fois, l’animal se faisant dévorer ou disparaissant purement et simplement), la petite abeille mûrit tout comme le jeune lecteur, le narrateur omniscient, profondément humain l’interpellant par des petites phrases en italique qui vont bien au-delà des aventures de la petite abeille. Il y est ainsi question de la vie humaine, du vivre ensemble, d’apprendre de ses erreurs et de ses préjugés, de ne pas se fier aux apparences qui peuvent être trompeuses, de beauté, de mort, de douleurs et de souffrance, du système naturel proie/prédateur, d’un peu de magie avec l’elfe des fleurs ou bien encore d’amour entre insectes d’espèce différente…

D’autre part, je n’ai pu laisser de côté tout au long de ma lecture que l’histoire a été écrite et publiée quelques années avant la Première Guerre Mondiale, surtout à la lecture de la confrontation finale abeilles/frelons, l’auteur apparaissant humaniste et pacifiste, bien que patriotique (vivre pour la reine de la ruche avant sa propre vie d’abeille).

J’ai ainsi apprécié découvrir la véritable histoire de Maya l’abeille, loin de mes souvenirs d’enfance, même si j’ai regretté qu’il n’y ait pas quelques illustrations des différents animaux croisés, anthropomorphisés ou non, comme ce peut être le cas par exemple chez Beatrix Potter. Un bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage à la fois poétique et philosophique, un classique jeunesse allemand qui interroge la nature humaine!

Pour le plaisir, je vous mets le lien du générique de Maya l’abeille:

Participation # Challenge 2023 sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse allemand

Participation # Challenge Contes & Légendes 2023 de Bidib #Elfe des fleurs

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Prénom: « Maya »

Participation #12 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib#Allemagne

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