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Point lecture hebdomadaire 2025 #25

En cette fin de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière qui ont été peu nombreuses, compte-tenu de nos sorties du soir (plage, fête de la musique…) ou visionnages. 

Nos lectures du 16 au 22 juin 2025:

Des lectures jeunesse:

Nous avons fini les derniers chapitres du tome 2 de La légende de Podkin le Brave, Le trésor du terrier maudit de Kieran Larwood (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, octobre 2020, 304 pages) et avons enchaîné, dès le lendemain soir, avec le troisième et dernier tome, Le Monstre de Cœur Sombre (juin 2021, 304 pages). Nous suivons toujours les aventures des trois lapereaux – Podkin, Paz et Pook – face aux Gorms, dans la forêt de Cœur Sombre et dans les interludes, le barbe et son jeune apprenti, Rutsi. Nous avons hâte de voir confirmer nos soupçons (ou pas) sur certains personnages. Arriveront-ils à vaincre Scramashank?

Des lectures adulte:

  • (Romance historique) Le Clan MacPherson, La Rose du Highlander de Liv Fox (T4)

J’ai lu, en e-book, le tome 4 du Clan MacPherson, La Rose du Highlander de Liv Fox (éd. Autoédition, avril 2025, 217 pages), une romance historique se déroulant en 1318, en pleine guerre entre l’Angleterre et l’Écosse. Fait prisonnier lors de la défaite de l’Irlande, Niall MacPherson, dernier fils du clan MacPherson est fait prisonnier par les Anglais. Il arrive à s’échapper en prenant en otage, Margaret de Bohun, une des nombreuses nièces du roi d’Angleterre, son oncle lui ayant arrangé un mariage avec un de ses alliés, un vieil homme déjà veuf à plusieurs reprises. Cette dernière voit sa vie lui échapper. Ils n’auraient jamais dû se rencontrer et finir ensemble sur les routes d’Écosse. Entre loyauté et passion, jusqu’où sont-ils prêts à aller?

J’ai apprécié l’alchimie entre les deux personnages, Niall ayant consacré sa vie aux combats pour l’indépendance de son pays, sous les ordres du roi d’Écosse tout comme Margaret qui, bon gré mal gré, a accepté à un mariage arrangé pour son oncle et l’Angleterre. Leur attirance réciproque va remettre en question leur choix de vie. Mais est-ce possible? En tant qu’otage anglais, la jeune femme pourrait-elle sacrifier pour le bien du peuple écossais? Et si le cœur du jeune homme en décidait autrement? Au vu du tome précédent, je m’attendais à ce type de romance basée sur l’opposition Anglaise/Highlander, les préjugés, les apparences trompeuses ou bien encore le choix entre devoir et amour. Elle m’a bien plu. L’intrigue est addictive, avec son lot de rebondissements, de proximité forcée, d’hésitations légitimes et de suspense même si bien sûr on sait comment tout cela va se terminer. Un bon voire très bon moment de lecture avec cette romance qui clôt cette saga, en tout cas du point de vue de la fratrie, l’autrice ayant annoncé un tome bonus avec le frère de la femme de l’aîné MacPherson!

  • (Novella SF) Hard Mary de Sofia Samatar

J’ai lu, en e-book, Hard Mary de Sofia Samatar (éd. Argyl, avril 2015, 128 pages), une novella SF qui se déroule dans un futur indéterminé, à Jericho, un village très religieux de Pennsylvanie dans lequel, un groupe de jeunes femmes, à peine sorties de l’adolescence et en âge d’être mariées, découvrent, dans une grange, à quelques jours de Noël, un robot fabriqué par Profane Industries dont il ne reste qu’un buste féminin métallique qu’elle baptise Hard Mary. Arriveront-elles à garder secrète leur découverte? Au vu du synopsis, je m’attendais à une autre histoire, à tout le moins, avoir le point de vue du robot féminin. Mais les questionnements sont surtout ceux d’une des jeunes femmes à travers son journal intime qui revient sur ce qui s’est passé, le soir de leur rencontre avec Hard Mary. Une lecture sur notamment le libre-arbitre, le poids de la religion, la condition de la femme, le rapport aux technologies avec une fin ouverte!

Ma lecture en cours:

(Roman contemporain) Le restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai

J’ai lu, en e-book, la première partie et le premier chapitre de la seconde (65 pages) du Restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai (éd. Nami, avril 2023, 256 pages), un roman contemporain très gourmand et paru pour la première fois au Japon en 2013. Ce roman avait été proposé par Hilde et Lou comme lecture commune et facultative en avril dernier dans le cadre de leur challenge Un mois au Japon 2025. En débutant le chapitre 2, je me suis aperçue que la structure narrative d’un chapitre à l’autre est similaire et j’ai préféré mettre en pause ma lecture comme si chaque chapitre était une nouvelle plutôt qu’un roman. Je reprendrai ma lecture la semaine prochaine, ne la lisant pas d’une traite, ce qui est très rare pour moi. On y fait connaissance avec Nagare Kamogawa et sa fille Koishi qui tiennent un restaurant discret à Kyoto. En plus de savoureux repas faits maison, ils proposent aux clients qui arrivent à trouver leur restaurant de cuisiner un plat qu’ils ont marqué leur vie mais dont la recette est depuis longtemps oubliée. Dans la première partie intitulé « Les nabeyaki udon », un ancien collègue de Nagare, Hideji Kuboyama lui demande de retrouver la recette de sa femme décédée. 

Cette semaine c’était une Semaine à mille pages organisée par Le pingouin vert sur IG chaque mois tout au long de l’année 2025. Alors combien ai-je lu de pages cette semaine? 410 pages lues sans compter les pages jeunesse lues avec mon mini lutin.

Au fil des pages avec Mon mari

J’ai lu Mon Mari de Maud Ventura (éd. L’Iconoclaste, août 2021, 355 pages), le premier roman de l’autrice après avoir lu, en mars dernier, son second, Célèbre. La narratrice, âgée de 40 ans nous parle de son mari depuis 15 ans et de la façon dont elle vit leur relation au quotidien. Son mari passe avant tout et est le centre de son être. Elle se dit passionnément amoureuse au point que cela soit un problème pour elle: elle ne cesse de décortiquer leur moindre interaction, fait et geste, de peur de le perdre à tout instant. Cet amour est-il encore réciproque? Sa vie de famille semble, pourtant, vu de l’extérieur, parfaite, à tout le moins, accomplie: un double emploi de professeur d’anglais et de traductrice pour une maison d’édition, un mari aimant et attentionné et mère de deux enfants. Elle se raconte sur une semaine de leur vie. Serait-ce la dernière avant qu’il ne la quitte réellement? 

Dès les premières pages et sur un ton aussi ironique et grinçant que son second roman, on sent que quelque chose n’est pas sain et ne tourne pas rond pour la narratrice dont on ignorera jusqu’à la fin son prénom tout comme celui de son mari. Contrairement à ce que laisse penser l’illustration de couverture vintage (très année 50/60), cette quadragénaire semble loin de l’image douce et docile d’une épouse modèle qui veut plaire à son mari. Ne dit-on pas « qui aime bien châtie bien »? Cette fois, il est question d’obsession amoureuse, de dépendance affective, d’amour maladif conduisant aux portes de la folie, de la jalousie, le point de bascule entre amour et haine pouvant se rompre à tout moment. Son amour pour son mari ne vire-t-il pas, en effet, à la folie? 

J’ai, une nouvelle fois, apprécié le style d’écriture de l’autrice ainsi que le portrait psychologique sans concessions de la vie de couple qu’elle dresse.  Au fil des pages, le malaise s’installe et la tension monte, chaque jour de la semaine étant associée à une couleur et à une myriade d’émotions qui la submergent tantôt de joie, de tristesse, de jalousie, de peur, de doutes, de surveillance et de punitions… Mais qui manipule qui? Peut-on véritablement parler d’amour dans cette relation de couple basée sur un rapport de force toxique? Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman domestique, proche d’un thriller psychologique sans l’être vraiment et à l’épilogue surprenant! 

Pour d’autres avis sur ce roman: Nathalie et Enna (en version audio).

 

Point lecture hebdomadaire 2025 #16

En ce milieu de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière qui était à la fois une semaine à 1000 pages du Pingouin Vert et un Week-end à 1000 du 18 au 20 avril 2025.

Nos lectures du  14 au 20 avril 2025:

Des lectures jeunesse:

Après avoir fini de lire vendredi soir Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne (éd. Hatier, août 2011, 352 pages), nous avons commencé, pendant le week-end, un nouveau roman jeunesse, le premier tome d’une trilogie fantasy, à partir de 9 ans: La légende de Podkin le Brave, Naissance d’un chef de Kieran Larwood (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, octobre 2019, 272 pages), un lapin barde racontant l’histoire du jeune Podkin qui a fui avec sa sœur aînée, Paz et son petit frère Pook, lorsque les Gorm ont attaqué leur terrier.

Des lectures adulte:

  • (Roman à suspense) Quantum Girl d’Erin Kate Ryan

J’ai lu Quantum Girl d’Erin Kate Ryan (éd. Les Presses de la Cité, octobre 2023, 350 pages), un roman à suspense s’inspirant de la disparition Paula Jean Welden le 1er décembre 1946, une étudiante issue d’une famille blanche aisée âgée de 18 ans et qui n’a jamais été résolue. J’ai trouvé ce roman confus malgré le prologue de départ qui m’a plu: « Du fait du nombre incalculable de ses possibles destins, une fille disparue est plus réelle qu’une fille présente, qui ne dispose au mieux que d’une seule vie ». L’autrice, a en effet, imaginé plusieurs hypothèses de vie qu’aurait pu avoir la jeune femme, à différentes époques (meurtre, fugue, suicide ou retour dans sa famille…) et alternant avec d’autres chapitres sur l’histoire de Mary Garrett, en 1961, une médium qui a elle-même disparu des années plus tôt et qui entend bien, grâce à ses dons de voyance, retrouver une autre jeune femme blanche ayant disparu, Polly Starking, malgré l’hostilité du shérif local et la méfiance de la famille de la disparue et qui semble liée à la disparition de deux autres jeunes femmes noires. Il est ainsi question de la condition de la femme aux États-Unis, en particulier dans les années 40/60, d’homosexualité féminine, de lobotomie, des inégalités sociales… Bien que ces thèmes étaient intéressants, ce fut une lecture fastidieuse dont j’attendais bien plus.

  • (Roman graphique) Globe-trotteuses, Le tour du monde de Nellie Bly et Elizabeth Bisland de Julian Voloj et Julie Rocheleau

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Globe-trotteuses, Le tour du monde de Nellie Bly et Elizabeth Bisland de Julian Voloj et Julie Rocheleau (éd. Dargaud, octobre 2024, 184 pages), un roman graphique dans lequel Nellie Bly décide de battre le record de Phileas Fogg et de faire en moins de 80 jours le tour du monde. Mais elle n’est pas la seule, le patron d’un journal concurrent engage une autre journaliste, Elizabeth Bisland, en en faire tout autant. Qui des deux arrivera à terminer en première ce tour du monde? Et en combien de jours? Graphiquement, je l’ai trouvé réussi avec une mise en page dynamique et accentuant la course contre la montre des deux journalistes. Un bon voire très bon moment de lecture! J’en reparle très vite.

  • (Roman court contemporain) Une clochette sans battant, Suzuran d’Aki Shimazaki (T1)

J’ai lu le premier tome de la dernière pentalogie, celle du 4e cycle, Une clochette sans battant: Suzuran d’Aki Shimazaki (éd. octobre 2020, 168 pages), un court roman japonais contemporain dans lequel on suit Anzu, une céramiste divorcée âgée de 35 ans et qui vit avec son jeune fils. Celle-ci a une vie calme et rythmée par son travail dans lequel elle s’épanouit pleinement, repoussant chaque tentative de ses proches pour la voir remarier et à nouveau mère. Mais l’annonce de sa sœur aînée, Kyôko, de venir avec son fiancé, remet tout en question. Comme dans ses précédentes pentalogies, le style épuré est toujours plaisant et il y est question de la société japonaise, de la famille, de la condition de la femme, de secrets de famille. Mais cette fois, je n’ai pas été emballée par l’histoire entre ses deux sœurs faite de non-dits, de mensonges, de trahisons et d’adultères, les agissements de Kyôko arrivant fort bien à-propos pour dédouaner Anzu.

  • (Roman court contemporain) Pour qu’il neige de Jessica Au

J’ai également lu pendant le week-end Pour qu’il neige de Jessica Au (éd. Grasset, mars 2023,  180 pages), un court roman contemporain introspectif, la narratrice racontant son voyage avec sa mère à Tokyo, en automne, voyage qu’elle avait déjà fait avec son compagnon Laurie. Ce voyage semble ne pas avoir été à la hauteur des attentes de la narratrice qui y voyait un moyen de se rapprocher de sa mère. Mais était-ce possible? Je ne sais trop quoi penser de ma lecture dont la fin arrive de façon inattendue et sans que cela en soit une. Au fils des souvenirs et réflexions de la narratrice, j’en suis venue à douter de la présence de la mère qu’elle infantilise à outrance, comme s’il était plus question d’un deuil à travers lequel la narratrice rejoue sa difficile relation avec sa mère immigrée de Honk-Kong. Il est ainsi question de quête de sens, de filiation, d’identité… Là où sa mère est silencieuse et docile, la narratrice ne cesse de se questionner et d’analyser leur voyage sous le prisme de l’Art, s’arrêtant souvent sur des détails futiles qui témoignent d’une volonté de tout contrôler et n’arrivant pas à appréhender qui était sa mère, malgré les lieux visités.

Au fil des pages avec Nos armes

J’ai lu Nos armes de Marion Brunet (éd. Albin Michel, février 2024, 384 pages), un roman social noir contemporain. En 1996, Axelle et Mano, âgée respectivement de 19 et 23 ans, se rencontrent, portées par les même aspirations et revendications sociales de gauche jusqu’à ce qu’un braquage dans une banque ne les sépare, leur groupe de militants révoltés ayant opté pour des actions armées. Leur vie s’est alors arrêtée, Axelle en purgeant sa peine après avoir été condamnée pour le meurtre d’un policier et Mano s’empêchant de vivre par culpabilité, que ce soit en vivant ou plus tard en s’exilant en Inde. Vingt-cinq plus tard, Mano est informée qu’une femme la cherche. Serait-ce Axelle pour des retrouvailles tant espérées ou pour régler leurs comptes?

Les chapitres oscillent entre plusieurs temporalités et alternent entre le point de vue d’Axelle (à la première personne du singulier) et de Mano (à la troisième personne). A travers leur romance passionnée qu’aucune n’arrive à oublier, il y est aussi question de l’évolution de la société française sur 25 ans, tant dans les mouvements sociaux, les évolutions technologiques ou changements politiques… J’ai apprécié le style d’écriture de l’autrice, empreint d’une certaine colère et de violences à l’image des protagonistes. Un très bon moment de lecture addictif et prenant où l’urgence se fait sentir à chaque page!

Pour une fois, ce qui est rare pour le noter, je n’ai pas lu d’inepties dans l’aspect judiciaire du roman même si j’ai relevé quelques erreurs (les septennats et non quinquennats de Mitterrand, la convocation d’Axelle devant le Juge d’instruction et non le Juge de l’Application des peines qui ne peut intervenir au stade de l’instruction criminelle, le fait que la mère d’Axelle n’aurait pas pu se présenter avec un sac à main au parloir famille…). Il a d’ailleurs reçu le Prix littéraire du Barreau de Marseille en 2024.

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Crimes & Justice: « Armes »

Participation #3 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Roman contemporain

Point lecture hebdomadaire 2025 #10

En ce début de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière.

Nos lectures du  3 au 9 mars 2025:

Des lectures jeunesse:

  • (Roman jeunesse) Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne

Nous continuons à lire avec mon mini lutin Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne (éd. Hatier, août 2011, 352 pages), un roman jeunesse d’aventures paru pour la première fois en 1872, Phileas Fogg et Passepartout continuant leur périple, en compagnie désormais de Mrs. Aouda, Fix étant toujours à leur poursuite. Le pari sera-t-il relevé?

Des lectures adulte:

  • (Roman contemporain) Célèbre de Maud Ventura

J’ai fini de lire Célèbre de Maud Ventura (éd. L’Iconoclaste, août 2024, 540 pages), un roman contemporain avec l’histoire de Cléo Louvent désormais âgée de 32 ans, star mondiale de la chanson et qui revient sur sa vie passée, son désir obsessionnel depuis l’enfance de devenir célèbre et sa réussite à l’être à 25 ans. Certes, la jeune femme est détestable, méprisante et arrogante, avec un ego surdimensionné mais elle cache également ses failles derrière une rigueur et une volonté à toute épreuve, s’automutilant dès qu’elle considère avoir failli.  Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman satirique voire plutôt tout en ironie, avec le portrait dressé sans concessions par l’autrice d’une star mondiale de la chanson par l’autrice, la superficialité, les apparences et la popularité devenant prioritaires sur la vérité, l’intimité et le bonheur! Cela m’a donné envie de lire son premier roman, Mon mari.

  • (Romance historique) Le Choix des Sœurs Sayden, L’Australien d’Aurélie Depraz (T3)

Paru cette semaine, j’ai lu, en e-book, le dernier tome du Choix des Sœurs Sayden, L’Australien d’Aurélie Depraz (éd. Autoédition, mars 2025,  373 pages), une romance historique se déroulant, en 1860, en Australie-Accidentale. Après le décès de sa tante Millicent Clark et de son oncle Robert, Sheila Sayden, désormais âgée de 20 ans, se rend, à sa demande, auprès de son tuteur, James Whistle, son oncle maternel dont elle sait seulement qu’il a émigré, au même âge qu’elle, en Australie 30 ans plus tôt. Bien loin du confort de sa longue traversée en premières classes, voilà la jeune femme au cœur d’un périple périlleux dans l’Outback, entre Perth et Whistle Creek Station, le ranch de son oncle, avec pour escorte, Mickey MacKinnen et deux anciens bagnards quinquagénaires, Pat et Joey. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce tome (mon préféré des trois) que j’ai trouvé plus équilibré entre son aspect historique et la romance « enemies to lovers », le jeune homme se faisant une fausse idée de Sheila qu’il catalogue comme une lady raffinée et peureuse alors que cette dernière était jusque-là considérée comme peu gracieuse, non respectueuse de l’étiquette, préférant de loin monter à cheval et sachant manier les armes à feu!

  • (Roman historique) La double vie de Dina Miller de Zoé Brisby

J’ai lu La double vie de Dina Miller de Zoé Brisby (éd. Albin Michel, mars 2024, 272 pages), un roman historique se déroulant au début des années 60, Dina Miller, agent du Mossad âgée de 26 ans, devant exfiltrer des États-Unis, Oscar Stanford, un ancien médecin nazi faisant partie du programme Mercury, au sein du Centre spatial basé à Huntsville, en Alabama, après avoir bénéficier de l’opération PaperClip, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Mêlant des personnages fictifs à l’Histoire, l’autrice rappelle le rôle jouer par d’anciens nazis dans la conquête spatiale, pendant la Guerre froide et questionne sur ce qu’on peut accepter ou non au nom de l’avancée de la science, au mépris de l’éthique et de la Justice. Encore un très bon moment de lecture avec ce roman que j’ai encore plus apprécié que son précédent, Les mauvaises épouses, qui m’avait pourtant déjà bien plu! J’en reparle très vite.

  • (BD/Roman graphique) Histoires de sororité de Caroline Cohen Ring

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Histoires de sororité de Caroline Cohen Ring (éd. Glénat, février 2025, 160 pages), un roman graphique dans lequel l’autrice-illustratrice revient sur des femmes ayant marqué l’Histoire et participé, au fil des siècles, aux droits des femmes. Sa réflexion la conduit à se demander si la vision de femmes rivales ou en conflit présente de façon récurrente dans la culture populaire n’est pas fondée sur le patriarcat et se dire qu’en réalité, l’entraide entre les femmes est bien plus présente et source d’un féminisme basée sur la sororité. De la Préhistoire (avec la Dame du Cavillon qui lors de sa découverte avait été considérée, par les archéologues, comme ne pouvant être qu’un homme) à nos jours, elle met en avant de nombreux portraits de femmes. J’ai trouvé ce roman graphique plus proche d’un essai fort intéressant et accessible pour les adolescents. J’en reparle très vite pour la BD de la Semaine.

  • (Romance historique) Les Audacieuses, Danser jusqu’à l’Aube d’Emma V. Leech (T12)

J’ai également lu une autre parution de cette semaine, en e-book, le tome 12 des Audacieuses, Danser jusqu’à l’Aube d’Emma V. Leech (éd. Autoédition, mars 2025,  318 pages), une romance historique se déroulant en Angleterre, 10 ans après les précédents tomes avec Phoebe Barrington, la fille adoptive (et nièce) du marquis de Montagu désormais âgée de 20 ans et qui commet une erreur de jugement qui l’entraîne à Paris, en avril 1827, à la poursuite d’un marquis voleur et qui lui fait voir sous un autre jour, un des amis de son père âgé de 28 ans, Maximilian « Max » Carmichael, comte d’Ellisborough, qui, à l’insu de tous, a tiré un des papiers de défi du vieux chapeau des Audacieuses et qui désespère de son amour à sens unique dont Phoebe ne voit rien. J’ai trouvé que l’alchimie entre les 2 fonctionnait très bien, avec la fougueuse et indépendante jeune femme et le jeune homme plus posé. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce dernier tome de la série Les Audacieuses et qui permet la transition vers la nouvelle série, Les filles des Audacieuses!

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