Étiquette : amitié (Page 14 of 62)

Au fil des pages avec le tome 1 de Mortelle Adèle

Bien avant que mon mini lutin s’intéresse à Mortelle Adèle avec ses copains de classe, j’avais lu, en 2021, le tome 1 de cette BD jeunesse, ayant à l’époque l’idée d’offrir une de ses histoires à l’une de mes nièces. J’avais donc emprunté à la médiathèque, Adèle, Tout ça finira mal de Mr Tan et Miss Prickly (éd. Tourbillon, février 2012, 92 pages), une BD jeunesse à partir de 7/8 ans.

Adèle est une petite fille de 8 ans au sacré tempérament, un « brin » insolente et qui voit ses journées bien remplies, entre Ajax, son bébé lion que tout le monde prend pour un chaton, son ami imaginaire Magnus, ses parents qui passeraient leur temps, sans elle, à manger des légumes et à travailler ou bien encore ses camarades de classe, Geoffroy qui voudrait être son amoureux et Miranda et Jade, deux filles accrocs à la mode et bien trop « filles » pour Adèle qui ne les supportent pas. De gags en gags, entre ironie, humour second degré et même humour noir (qui parlera parfois plus à l’adulte qu’au jeune lecteur), on se demande bien qui sera destinataire des piques et « expériences » plus farfelues et loufoques les unes que les autres de la petite fille, tant que ce n’est pas nous lecteur!

Depuis, le coup de crayon a bien évolué, Diane Le Freyer ayant pris la relève de Miss Prickly mais l’humour est resté le même, Mortelle Adèle n’étant pas encore arrivée à court de bêtises et d’imagination! Au fil des tomes, l’univers si apprécié des enfants s’est étoffé avec d’autres personnages qui ont fait leur apparition, comme d’autres membres de la famille d’Adèle, Owen le zombie créé par la petite fille, Ludovic dont Adèle est amoureuse… Les répliques et punchlines de la petite fille sont devenues cultes dans les cours de récréation, comme « poussez-vous les moches », « bande de nazebroques! » ou bien encore « je te zut »… Mortelle Adèle est également une enfant de son temps, du XXIe siècle, préoccupée par le bien-être, le droit d’être enfant et le réchauffement climatique par exemple… Je pense d’ailleurs faire dans les semaines à venir un billet spécial sur les tomes lus et/ou qui ont rejoint nos bibliothèques.

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Prénom: « Adèle »

Au fil des pages avec A la lumière du petit matin

J’ai lu fin décembre, en e-book, À la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, mars 2018, 312 pages), une romance contemporaine entre Paris et une bastide dans le Lubéron. Depuis le décès de ses parents 4 ans auparavant, Hortense, âgée de 39 ans, s’est perdue dans sa vie entre son travail de professeur de danse à Paris et sa relation adultérine avec Aymeric, marié et père de deux filles.

Après une entorse qui l’oblige à être arrêtée pendant 2 mois, elle décide de revoir sa façon de vivre et de passer sa convalescence dans la maison d’hôtes héritée de ses parents, près de sa meilleure amie, Cathie, de son mari Mathieu et de leur fils Max, tout en s’occupant de ses hôtes, des touristes de passage dans la région mais aussi d’un homme qui a l’air aussi paumé qu’elle, Elias, un médecin qui après le décès d’un jeune patient, se laisse dépérir. Au fil des jours, les deux parviendront-ils à se faire mutuellement confiance, à surmonter leurs blessures affectives et à reprendre goût à la vie?

Il y est ainsi question de changement de vie, de remise en question, de confiance en soi, de deuil, de choix de vie et de romance. J’ai apprécié le style d’écriture introspectif qui colle aux états d’âme et remise en question de l’héroïne. Une lecture feel good plaisante, même si le tout est finalement très convenu dans le trope « changement de vie » sous fond de romance slow burn, avec les mêmes écueils que j’avais pu trouver dans Les gens heureux lisent et boivent du café!

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Moment de la journée: « Petit matin »

Au fil des pages avec L’héritier trahi

J’ai lu, en e-book, le tome 1 du dyptique L’héritier trahi de Holly Black (éd. Rageot, octobre 2023, 512 pages), un roman fantasy young adult se déroulant dans le royaume de Terrafæ, 8 ans après les événements qui ont secoué la Haute Cour de Domelfe. Le prince héritier, Chêne a bien grandi, désormais âgé de 17 ans tout comme Wren, la fille captive de Dame Nore de la Cour des Crocs qui avait été libérée par Jude et désormais âgée de 18 ans. Les deux doivent s’associer afin de libérer Madoc, le père adoptif de Chêne prisonnier de Dame Nore dans le Nord glacial, à la Citadelle de l’Aiguille de glace. Mais malgré leur amitié passée, peuvent-ils se faire confiance après tant d’années passées éloignés l’un de l’autre?

Même si encore une fois j’aurai apprécié que les personnages soient plus âgés et donc plus matures (mais je sais, on est sur du young adult), j’ai trouvé intéressant de retrouver deux personnages qu’on avait laissés enfants dans La reine sans royaume. J’avais d’ailleurs trouvé Wren touchante et résiliente dans la première trilogie, subissant la cruauté de ses parents. Elle a désormais bien grandi, en marge de la société, comme un fantôme, n’ayant pas sa place parmi les humains et sa « non-famille » et vivant dans la peur d’être à nouveau captive de Dame Nore. Elle se cherche encore, se dénigrant sans cesse et ayant peur de sa propre nature cruelle et de son besoin de vengeance. La quête identitaire de Wren se mêle alors avec l’expédition de Chêne pour délivrer Madoc, contre l’avis de sa sœur Jude.

Le rythme monte crescendo, surtout dans les derniers chapitres. J’attendais le moment de la trahison et je n’ai pas été déçue par le dernier rebondissement même si je le voyais venir, les Fæs ne pouvant pas mentir mais savant habilement parler et contourner cet interdit.

Comme pour la première trilogie avec le cycle Jude/Cardan, il manquait le point de vue de Chêne, tout ce premier tome se passant sous le point de vue de Wren qui a bien du mal à décortiquer les sentiments et attitudes du prince héritier, ce dernier étant un charmeur comme sa mère biologique et un courtisan sanguinaire et fin stratège comme son père adoptif Madoc. 

Un bon moment de lecture avec son lot d’action et de rebondissements (assez prévisibles) et d’enjeux politiques où il est bien difficile d’accorder sa confiance sans se faire piéger, la romance restant très secondaire! Je suis curieuse de connaître le dénouement et ai hâte de lire le second tome qui paraîtra en avril prochain.

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Adjectif: « Trahi »

Participation #1 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #États-Unis

Pause ciné: la série jeunesse Les Quiquoi

Pendant les vacances de Noël, nous avons regardé l’adaptation audiovisuelle des Quiquoi avec la première saison (26 épisodes de 7 min) réalisée en 2D par Eugène Boitsov et coproduite par Silex Films et Doncvoilà productions, d’après la BD jeunesse de Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec (éd. Actes Sud Junior) pour les 6/8 ans.

Nous retrouvons avec grand plaisir en version animée la bande des Quiquoi: Olive l’artiste, Pétole la tête brûlée, Pamela l’indécise, Boulard le râleur, Raoul le trouillard et Mixo l’intello. Ensemble, ils tentent de résoudre de manière complètement loufoque des questions existentielles de leur âge. Les gags s’enchaînent. Rien ne semble arrêter leur imagination débordante!

Certains épisodes reprennent l’histoire des tomes déjà parus comme par exemple l’épisode 1, « Le coup de soleil » qui adapte le tome 4, Les Quiquoi et l’étrange attaque du coup de soleil géant (avec quelques différences vite repérées par mon mini cinéphile) ou bien encore l’épisode 11, « Le bonhomme de neige qui ne voulait pas fondre »… La plupart sont des histoires inédites tout en gardant l’humour et l’esprit de la BD jeunesse.

Quant au doublage, les comédiens choisis collent parfaitement aux personnalités de la bande d’amis toujours aussi imaginatifs et expressifs. Une bien jolie adaptation réussie! Il nous reste désormais à attendre les nouveaux épisodes.

Si ça vous tente, vous pouvez retrouver les épisodes, depuis octobre 2023, sur france.tv. Et pourquoi pas, relire ou découvrir aussi les tomes de la BD éponyme?

 

 

Au fil des pages avec Le lapin de velours

Nous avons lu Le lapin de velours de Margery Williams et Sarah Massini (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, octobre 2017, 64 pages), un album jeunesse à partir de 4/5 ans selon l’éditeur mais plus proche d’un roman illustré puisqu’il comprend le texte intégral de Margery Williams paru pour la première fois en 1922 et qui est devenu un classique de la littérature jeunesse anglaise.

Un petit garçon reçoit, pour Noël, un lapin en peluche. Après quelques semaines, le lapin en peluche est délaissé parmi d’autres jouets, comme un cheval à bascule qui lui explique que s’il est réellement aimé par un enfant, il deviendra vrai. Malheureusement pour lui, il sait bien qu’il n’est qu’un doudou, surtout après avoir rencontré de vrais lapins dans le jardin. Mais lorsque le petit garçon tombe malade, l’espoir de devenir vivant peut-il renaître?

Il y est en effet question de magie de l’enfance, de quête initiatique à travers la vie d’un doudou, de son attachement réciproque à un enfant puis de leur séparation imposée par les adultes, après la guérison du petit garçon puis plus tard de sa rencontre avec la fée des doudous. Les magnifiques illustrations de Sarah Massini apportent une touche de douceur qui atténue par moments le texte plus sombre et nostalgique de Margery Williams. Un très bon moment de lecture avec cette histoire touchante, avec un soupçon de magie, d’un doudou lapin qui sera tellement aimé de son petit garçon qu’il deviendra vivant! Une bien jolie manière d’envisager le devenir d’un doudou une fois l’enfant devenu grand!

Petit aparté psy: Cette histoire date de 1922, soit bien avant la théorisation par le Dr. Donald Winnicott de l’objet transitionnel dans les années 50/60. Pourtant, cela m’a fait penser aux articles écrits par ce pédiatre et psychanalyste britannique au sujet des objets transitionnels (qui n’est pas forcément un doudou) ou de la fonction du jeu chez l’enfant. D’ailleurs, aviez-vous un doudou enfant? L’avez-vous ou non gardé? Le mien, un vieux ourson tout abîmé (tellement de fois il a été recousu par ma mère! et qui ressemble à ceux de La longue marche des doudous de Claire Clément et Geneviève Godbout (éd. Milan Jeunesse, 2012) au vu des décennies passées) est désormais passé dans les mains de mon mini lutin.

Je rajouterai plus tard le logo, lorsqu’il aura été créé, du challenge Contes & Légendes 2024 de Bidib.

Participation#1 Challenge 2024 sera classique aussi! de Nathalie#Classique jeunesse anglais

Participation #18 Challenge Christmas Time 2023 de MyaRosa #Album jeunesse

Participation #19 Challenge Il était 11 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Animal: « Lapin »

Participation #1 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Royaume-Uni

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