Auteur/autrice : Jojo (Page 106 of 390)

Point lecture hebdomadaire 2023 #37

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 11 au 17 septembre 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Les Quiquoi et l’étrange sorcière tombée du ciel de Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec (T2)

Nous avons lu et relu le tome 2 des Quiquoi, Les Quiquoi et l’étrange sorcière tombée du ciel de Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec (éd. Actes Sud Junior, 2017), une BD jeunesse à partir de 6 ans, au format à l’italienne et proche d’un album illustré. Nous retrouvons avec plaisir la bande d’amis qui vient en aide à une sorcière tombée du ciel, ce qui n’est pas sans danger. La jeune sorcière maîtrise mal ses sortilèges et transforme Mixo en courgette. Encore un bon moment de lecture en compagnie de cette bande d’amis toujours aussi loufoque! J’en reparlerai bientôt pour le challenge Halloween.

  • (BD jeunesse/Roman graphique) La longue marche des dindes de Léonie Bischoff, d’après Kathleen Karr

J’ai lu La longue marche des dindes de Léonie Bischoff, d’après Kathleen Karr (éd. Rue des Sèvres, septembre 2022, 144 pages), un roman graphique jeunesse à partir de 9/10 ans, joliment illustré et adoptant en BD le roman éponyme de Kathleen Karr paru pour la première fois aux États-Unis en 1998. Dans le Missouri, à l’été 1860, après avoir été diplômé d’office par Miss Rogers, sa bienveillante maîtresse d’école, Simon Green, un jeune orphelin de 15 ans décide d’écouter son conseil et de déployer ses ailes en acheminant jusqu’à Denver, dans le Colorado, à pieds et avec l’aide de Mr. Peece,  1.000 dindons. Un long périple de plus de mille kilomètres l’attend, fait d’espoir en un avenir meilleur, de rencontres inattendues et de dangers.

Il y est ainsi question de quête initiatique, de confiance en soi, d’esclavagisme, de la condition de la femme, du génocide des Amérindiens (ici les Potawatomis au Kansas), l’analphabétisme, la pauvreté, l’amitié, l’entraide, les dures conditions de vie des fermiers, d’ouverture aux autres, de deuil, d’abandon… Un très bon moment de lecture jeunesse avec ce long périple plein de bons sentiments, optimiste et bienveillant, même si des thèmes douloureux sont abordés, atténués par les dessins de Léonie Bischoff et en compagnie d’un groupe hétéroclite soudé, solidaire, humaniste et attachant au cœur de l’Ouest américain!

Des lectures adulte:

  • (Romance historique) Les Cousins Garland, Le Stratagème de Primrose d’Emily Larkin (T1)

J’ai lu Les Cousins Garland, Le Stratagème de Primrose d’Emily Larkin (éd. J’ai lu, coll. Aventures & Passions, septembre 2023, 384 pages), une romance historique avec un soupçon de fantastique, la jeune femme ayant le don de téléportation. Désormais duc à 29 ans, Oliver Dasenby est revenu depuis peu à Londres, après avoir été capitaine de cavalarie aux Indes. Il retrouve sa famille, son oncle Reginald et son cousin Ninian ainsi que son ami d’enfance, Rhodes Garland, veuf depuis un an et sa sœur, Primrose, âgée de 27 ans avec qui les chamailleries ont continué. Mais son nouveau titre attise les convoitises, que ce soit des jeunes filles prêtes à se marier à tout prix ou d’une mystérieuse personne attentant à sa vie. En s’associant avec Primrose, Oliver parviendra-t-il à démasquer le coupable lors d’une partie de campagne organisé par les époux Cheevers?

Outre la romance « friends to lovers » pleine de piques verbales (et allitérations) entre Primrose et Oliver, l’intrigue se fait autour de deux enquêtes, l’une touchant les prétendantes d’Oliver et celle s’en prenant à sa personne. Une lecture plaisante mais convenue, la touche fantastique (de style gaslamp fantasy) n’apportant finalement peu de choses à l’intrigue! Deux autres tomes n’ont pas encore été traduits en français et concernent les deux sœurs cadettes de Primrose.

  • (Roman historique) Les mauvaises épouses de Zoé Brisby

Repéré quelques mois après sa parution, j’ai lu Les mauvaises épouses de Zoé Brisby (éd. Albin Michel, mars 2023, 336 pages), un roman historique se déroulant entre 1952 et 1953, en pleine Guerre Froide et maccarthysme, sur la base militaire fictive d’Artemisia Lane, dans le désert du Nevada, à quelques kilomètres du site des essais nucléaires et de la toute nouvelle petite ville de Las Vegas. Nous y suivons, Summer Porter qui la dévouée et introvertie épouse d’Edward, le chef du Département scientifique de la base NST et qui voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’une nouvelle voisine, Charlie. Cette soif de liberté leur sera-t-elle salvatrice?

Le duo Summer et Charlie m’a d’ailleurs fait penser à Thelma et Louise, film réalisé par Ridley Scott en 1991 avec dans les rôles-titre Geena Davies (Thelma) et Susan Sarandon (Louise). Il y est ainsi question de la condition de la femme américaine dans les années 50, d’inégalités Homme/Femme, d’émancipation féminine, de soif de liberté, de mariage, de maternité, d’homosexualité, de sororité, d’adultère, de violences conjugales, du poids des apparences et du statut social… Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman historique dramatique, à l’écriture fluide, aux courts chapitres rythmés et qui se termine sur une fin ouverte abrupte!

  • (Romance historique) La société secrète, À la poursuite d’un fantôme d’Anna Bradley (T2)

J’ai lu le tome 2 de La société secrète, À la poursuite d’un fantôme d’Anna Bradley (éd. J’ai lu – pour elle, coll. Aventures & Passions, décembre 2022, 374 pages), une romance historique se concentrant sur la deuxième femme qui s’est retrouvée, fillette, sous la protection de Lady Clifford, Cecilia Gilchrist. Celle-ci se voit confier la mission d’enquêter sur le marquis de Darlington en se faisant engager comme femme de chambre. A-t-il réellement assassiné son épouse? Et qui peut bien être derrière la Dame blanche qui hante le domaine du marquis? J’ai apprécié cette romance qui reprend les codes du roman gothique. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce tome 2, mon préféré pour le moment de cette série livresque! J’en reparlerai bientôt pour le challenge Halloween.

  • (Romance historique) La société secrète, Un si lourd secret d’Anna Bradley (T3)

Puis j’ai continué avec le tome 3 de La société secrète, Un si lourd secret d’Anna Bradley (éd. J’ai lu – pour elle, coll. Aventures & Passions, janvier 2023, 371 pages), une romance historique se concentrant sur la troisième femme, Georgiana Harley qui est amenée à enquêter, sur la demande de la duchesse Jane, le sœur cadette de Benedict, sur la disparition 6 ans auparavant d’une jeune femme. Le comte, débauché notoire de 32 ans, vient bien malgré elle se mêler de son enquête afin de protéger sa sœur Jane, victime d’une rumeur d’infidélité et son neveu. Derrière la romance, il y est question de la condition de la femme mariée sous l’ère victorienne et de violences intrafamiliales. Un bon moment de lecture!

Il me restera à lire le tome 4 sur 5, Les disparues de King’s Place (éd. J’ai lu – pour elle, coll. Aventures & Passions, juillet 2023, 371 pages) avec la dernière des 4 amies, Emma, le 5e et dernier tome consacré à Daniel, l’homme de confiance de Lady Clifford n’étant pas encore paru en français.

Ma lecture en cours:

(Romance d’urban fantasy) Faerendell, Le prince maudit de Jocabel C. Caballero (T1)

J’ai commencé à lire, en e-book, jusqu’au chapitre 7 (57 pages lues) le tome 1 de Faerendell, Le prince maudit de Jocabel C. Caballero (éd. Autoédition, septembre 2023, 472 pages), une romance paranormale/d’urban fantasy chez les Faës.  À la mort de son père, le prince héritier de la Cour des Lumières, Valérian Brywraek retrouve à Chicago, Meredith, la seule héritière de la Reine des Sombres, Nessa Olafir qui l’avait maudit 23 ans auparavant, lorsqu’il avait 16 ans, trois fois en l’obligeant à aimer et protéger son héritière. La jeune femme de 28 ans est bouleversée lorsqu’elle comprend que celle qu’elle croyait être sa mère n’était que sa nourrice qui lui a caché sa véritable identité. Certes, elle savait qu’elle était mi-fae mi-humaine mais pas qu’elle était la princesse héritière de la Cour des Sombres, fiancée, par sa vraie mère, à Valérian et que de ce mariage arrangé tendant à unifier les deux cours en une seule Grande Cour dépendait le destin du royaume de Faerendell.

L’autrice étend une nouvelle fois son univers d’Alpha Priors et Dragon Soul puisque nous retrouvons ici Meredith, la barman que nous avions découvert dans le tome 2 d’Alpha Priors, La sorcière bannie, aux côtés de Nolween Dunne, une sorcière purificatrice et de Keith, le métamorphe léopard et agent du Bureau des Affaires Surnaturelles de Chicago. Pour le moment, je passe un bon moment de lecture avec l’arrivée à Faerendell de Meredith qui doit à tout prix retrouver le traité passé il y a 23 ans par sa mère et l’ancien roi afin de retrouver sa liberté tout en se protégeant des intrigues et complots des courtisans au vu de sa nature bien trop humaine. Peut-elle se fier à Dina, sa dame de compagnie, une pixie de la Cour des Lumières ou à Carther, chef de sa garde royale, appartenant à la Cour des Sombres et ami très proche de Valérian?

Pause Gourmande: Brunch américain avec les Marmitonnes

Pour ce dimanche 17 septembre 2023, Isabelle et la brigade des Marmitonnes se réunissent autour d’un brunch américain, sur une idée d’Enna. Pour l’occasion, j’ai apporté un brownie  en suivant une recette que ma mère m’avait donné il y a quelques années et qu’elle avait trouvé dans un magazine (je ne sais plus lequel).

Les ingrédients: 200g  de chocolat noir à cuire, 125g de beurre, 3 œufs, 150g de sucre en poudre, 1 sachet de sucre vanillé, 60g de farine, 1 pincée de sel.

Dans la recette transmise, il est indiqué 250g de chocolat mais je trouve qu’une plaquette est suffisante. De même, il est possible de rajouter 100g de noix ou d’amandes grillées. Mais nous préférons le brownie dans sa version juste chocolatée.

Les étapes de la préparation: J’ai fait fondre au micro-onde le chocolat et le beurre. Puis une fois que le mélange a un peu refroidi et que je préchauffe le four à 180°, j’y ajoute le sucre en poudre, le sachet de sucre vanillé (pour une fois j’en ai!) puis les œufs battus en omelette avec une pincée de sel. Je rajoute ensuite la farine. Puis il est temps de cuire le brownie en 2 temps: d’abord 15min au four puis 5 min dans le four éteint. Ensuite, il faut le laisser refroidir à température ambiante et le laisser reposer dans le frigo, au moins 2h. J’ai l’habitude de le faire la veille pour le manger le lendemain, le brownie ayant passer la nuit au frigo.

Verdict: C’est toujours aussi bon! Il est temps d’aller voir ce qu’ont apporté les autres marmitonnes: hamburgers végétariens, muffins aux framboises, scones au fromage et à l’oignon, pancakes, gâteau aux framboises…

Pour d’autres idées gourmandes, n’hésitez pas à aller voir comme chaque dimanche chez Isabelle (désormais à la tête de la brigade des Gourmandises après Syl) ainsi que chez les autres marmitonnes.

Enfin, pour la petite histoire: le brownie est un dessert typiquement américain, devenu populaire au début du XXe siècle. Il existe 2 théories sur son origine: il aurait été inventé en 1893 par le chef pâtissier de l’Hôtel Palmer à Chicago, à la demande de l’épouse du propriétaire de l’hôtel, Bertha Palmer ou par une femme de Nouvelle-Angleterre ayant oublié la levure dans sa préparation. Puis la recette a été reprise dans un livre de cuisine de Fannie Merritt Farmer et paru en 1896.

 

Au fil des pages avec Les mauvaises épouses

Repéré quelques mois après sa parution, j’ai lu Les mauvaises épouses de Zoé Brisby (éd. Albin Michel, mars 2023, 336 pages), un roman historique se déroulant entre 1952 et 1953, en pleine Guerre Froide et maccarthysme, sur la base militaire fictive d’Artemisia Lane, dans le désert du Nevada, à quelques kilomètres du site des essais nucléaires et de la toute nouvelle petite ville de Las Vegas qui attire de plus en plus de journalistes et de touristes qui viennent assister en famille et sans protection si ce n’est des lunettes de soleil, au lancement de bombes atomiques comme s’il s’agissait de feux d’artifices et sans avoir conscience des conséquences des retombées radioactives.

A Artemisia Lane, Summer Porter est la dévouée et introvertie épouse d’Edward, le chef du Département scientifique de la base NST – Nevada Test Site – qui voue sa vie au projet de la nouvelle bombe atomique en parfait Américain face à la menace communiste. Summer, elle, est plus réservée sur ce spectacle fait aux essais atomiques qui la rendent malade (nez qui saigne, fausses couches à répétition…). Mais malgré ses doutes qui se sont renforcées depuis qu’elle a visité la ville-témoin (mannequins trop semblables aux humains qui fondent à chaque exposition nucléaire ou tests sur les animaux et les militaires pour étudier les retombées radioactives) et au discours rassurant de son époux, grand défenseur de la bombe atomique qui ne voit aucun risque à vivre si près du lieu de lancement (20km), elle n’en dit rien et accepte de jouer le jeu de la parfaite épouse, que ce soit en organisant ou en participant aux événements mondains liés aux essais ou en intégrant les clubs de lecture ou de marche des autres épouses, pendant que les maris partent travailler.

Un jour, une nouvelle voisine, Charlie, s’installe avec son mari violent et chef de la sécurité à la base, Harry. Les deux femmes se rapprochent, malgré leur caractère opposé, Charlie semblant rebelle, forte et glamour avec ses hauts escarpins rouges et son sourire arrogant, provoquant immédiatement la jalousie et hostilité des autres épouses, en particulier de Lucy qui la prend en grippe en la traitant de vulgaire et d’impolie et qui tente de découvrir ses secrets. Ensemble, elles commencent à rêver à une meilleure vie dans un ranch mexicain, loin de leur mari et des essais nucléaires. Cette soif de liberté leur sera-t-elle salvatrice?

Le duo Summer et Charlie m’a d’ailleurs fait penser à Thelma et Louise, film américain réalisé par Ridley Scott et sorti en 1991 avec dans les rôles-titre Geena Davies (Thelma) et Susan Sarandon (Louise). À l’instar de Thelma, Summer est considérée comme une femme-enfant par son mari qui la rabaisse et l’infantilise sans cesse quand il ne l’ignore tout simplement pas, sa femme n’étant qu’un faire-valoir pour son avancée sociale et professionnelle en tenant son foyer sans faire d’histoire et en organisant, comme les autres femmes de la base militaire, des atomic parties lors des lancements de bombe atomique. Puis, au contact de Charlie, la jeune femme timorée s’émancipe, à tout le moins tente-t-elle de le faire, de son mari (en s’achetant par exemple un jean sans son accord ou en se rendant dans un casino de Las Vegas, en prenant conscience de sa vie terne et ordonnée…) et de la perfidie des autres épouses, en particulier de Lucy, la femme du bras droit de son mari, Mike.

Il y est ainsi question de la condition de la femme américaine dans les années 50, d’inégalités Homme/Femme, d’émancipation féminine, de soif de liberté, de mariage, de maternité, d’homosexualité, de sororité, d’adultère, de violences conjugales, du poids des apparences et du statut social… Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman historique dramatique, à l’écriture fluide, aux courts chapitres rythmés et qui se termine sur une fin ouverte abrupte! 

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2023 de Bidib et Fondant #Cuisine américaine « atomique »

J’ai enfin noté quelques passages gourmands pour le Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec les « thés trop chauds/fumants » et les « biscuits trop cuits » de Mrs. Burns (et sa belle amitié avec Summer et Penny), les barbecues « atomiques » et soirées cocktails où les épouses rivalisent entre elles pour être la meilleure hôte possible et proposer les meilleurs mets à la mode « atomique » (roulés à la saucisse, cupcakes, petits fours, coktails…) afin que leur mari puisse être bien vu de leur hiérarchie en retour.

Pour d’autres avis sur ce roman: Samarian.

Au fil des pages avec La longue marche des dindes (BD)

Pouvant le consulter en ligne grâce à ma médiathèque, j’ai lu La longue marche des dindes de Léonie Bischoff, d’après Kathleen Karr (éd. Rue des Sèvres, septembre 2022, 144 pages), un roman graphique jeunesse à partir de 9/10 ans, joliment illustré et adoptant en BD le roman éponyme de Kathleen Karr paru pour la première fois aux États-Unis en 1998.

Dans le Missouri, à l’été 1860, après avoir été diplômé d’office par Miss Rogers, sa bienveillante maîtresse d’école, Simon Green, un jeune orphelin de 15 ans décide d’écouter son conseil et de « déployer ses ailes » en acheminant jusqu’à Denver, dans le Colorado, en chariot et à pieds avec l’aide de Mr. Peece, 1.000 dindons, pensant pouvoir faire fortune en les vendant 5 dollars chacun à l’arrivée. Un long périple de plus de 1.000 kilomètres l’attend, fait d’espoir en un avenir meilleur, de rencontres inattendues et de dangers, que ce soit une jeune esclave en fuite, son père qui l’a abandonné huit ans auparavant au décès de sa mère ou bien encore des Indiens, des soldats de la Cavalerie…

Il y est ainsi question de quête initiatique, de confiance en soi, d’esclavagisme, de la condition de la femme, du génocide des Amérindiens (ici les Potawatomis au Kansas), d’analphabétisme, d’accès à l’éducation, de pauvreté, d’amitié, d’entraide, des dures conditions de vie des fermiers avec le transport du bétail, d’ouverture aux autres, de deuil, d’abandon, de solitude, de liberté ou bien encoredu bien-être animal…

J’ai bien apprécié le groupe qui se forme au fur-et-à-mesure de cette traversée au cœur de l’Ouest américain, chacun trouvant sa place au sein de cet élevage de dindons ambulant. Ce groupe quoique hétéroclite se révèle, en effet, soudé, solidaire, humaniste et attachant, que ce soit Simon qui bien qu’il ait été mauvais à l’école se révèle très débrouillard, déterminé à croire en ses rêves, généreux, courageux, ouvert d’esprit et intelligent de cœur, Mr. Peece, un muletier alcoolique mais paternaliste avec son fidèle chien Emmett, Jo, une jeune esclave en fuite qui désire à tout prix connaître la liberté et Lizzie, une adolescente de 14 ans, orpheline et victime de « la folie de la Prairie ».

Même si des thèmes douloureux sont abordés, le propos en reste optimiste et bienveillant, renforcé par les dessins tout en douceur et aux couleurs pastel de Léonie Bischoff qui atténuent la dureté de ce long périple digne d’un western (traversée du Far West en chariot, Indiens, bandits…) et qui rendent les personnages très expressifs avec une physionomie rappelant leur caractère et leurs émotions (la candeur et générosité de Simon malgré les quolibets subis, la peur de Jo ou bien encore le visage marqué par le deuil et l’alcoolisme de Mr. Peece…).

J’ai enfin noté quelques passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec le thé de Miss Rogers à Simon, les plats préparés par Mr. Peece tout au long de leur périple…

Un très bon moment de lecture jeunesse avec ce long périple plein de bons sentiments! Ce roman graphique fait d’ailleurs partie de l’abonnement Maximax 2023/2024 pour les 9/11 ans et a remporté le Prix Fauve Jeunesse lors du Festival d’Angoulême 2023. Je ne peux toutefois pas vous dire s’il est non fidèle au roman éponyme, ne l’ayant pas lu.

Pour d’autres avis sur ce roman graphique: Blandine, Nathalie et Mylène.

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Animal: « Dindes »

Participation #31 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Suisse (Scénariste/Dessinatrice) et États-Unis (Autrice)

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2023 de Bidib et Fondant #Cuisine américaine du XIXe siècle

Au fil des pages avec le tome 4 des Quiquoi

Nous avons relu, encore cet été, le tome 4 des Quiquoi, Les Quiquoi et l’étrange attaque du coup de soleil géant de Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec (éd. Actes Sud Junior, 2017), une BD jeunesse à partir de 6 ans, au format à l’italienne et proche d’un album illustré. Olive a dessiné un énorme soleil. Ses amis ont bien chaud. Olive décide de faire apparaître un ventilateur mais qui s’avère trop puissant, Raoul étant emporté au loin avec son parasol, vers la forêt de cactus. Ses amis arriveront-ils à temps pour le chercher, Raoul étant menacé par un méchant coup de soleil ayant pris l’aspect d’un énorme monstre rouge?

Nous avons retrouvé toujours avec grand plaisir et fous-rires la bande d’amis inséparables que forment les Quiquoi: Olive l’artiste, Pétole la tête brûlée, Pamela l’indécise, Boulard le râleur, Raoul le trouillard et Mixo l’intello. Ils ont chacun leur tempérament bien trempé et jamais à court d’imagination; ce qui entraîne son lots d’aventures, de rebondissements et de gags plus loufoques les uns que les autres, que ce soit le chapeau de Pamela ou les dessins magiques d’Olive par exemple.

Avec cette chaleur caniculaire de fin d’été, nous nous retrouvons dans les attitudes de cette bande d’amis, les personnages croqués par Olivier Tallec étant toujours aussi expressifs.Tant le texte que les illustrations participent à l’humour décalé. Un bon voire très bon moment de lecture loufoque avec cette histoire estivale qui rappelle avec humour les dangers de l’exposition au soleil et l’importance de s’en protéger (merci Mixo!) tout en faisant la part à l’imagination enfantine!

D’ailleurs, nous avons d’ores et déjà prévu de relire pour Halloween deux autres tomes: Les Quiquoi et la véritable histoire d’Halloween (à peu près)  et Les Quiquoi et l’étrange sorcière tombée du ciel.

Juste un tout petit bémol: dommage que parfois le vocabulaire ne soit pas adapté pour les plus jeunes lecteurs. Quand mon mini sorcier était plus jeune et qu’il ne pouvait pas le lire tout seul, je changeais par exemple « engueuler » en « gronder ».

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Maladie/Mort: « Coup de soleil »

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