Étiquette : Charles Perrault

Au fil des pages avec Peau d’Âne

Pour le thème des « contes en cuisine » du mois de février 2021 du Challenge Contes et Légendes de Bidib, j’emprunte à la médiathèque Peau d’Âne d’Hélène Druvert, d’après Charles Perrault (éd. Gautier-Languereau, coll. Découpe Laser, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans. Au décès de sa mère, une princesse demande l’aide de sa fée marraine pour empêcher son père de se remarier avec elle. Brisant le tabou de l’inceste, le roi accepte même de tuer son âne magique pour en faire une peau pour la princesse et ainsi procéder au mariage. Ne voyant pas d’issue à son terrible sort, la princesse s’enfuit et devient Peau d’âne, une souillon qui, le dimanche, continue de revêtir une de ses anciennes robes, à l’abri du regard des autres. Mais un jour, un prince l’aperçoit et lui réclame un gâteau. La princesse y laisse une bague à l’intérieur.

Il s’agit d’une très jolie version illustrée du conte. Elle reprend celle de Charles Perrault parue en 1694 et fait aussi penser au film musical, Peau d’Âne de Jacques Demy, surtout pour le passage de la fabrication du cake d’amour liée aux paroles de Michel Legrand chantées par Catherine Deneuve alias Peau d’âne dans le film). Les illustrations en découpes lasers et en noir et bleu avec des reflets argentés sont tout en finesse et magnifiques, malgré un côté plus enfantin et moins fin pour le visage de la princesse lorsqu’il est en gros plan. Il en ressort un côté intemporel et féérique, notamment avec le côté girly des robes portées par la princesse.

Quant au conte lui-même, ce n’est vraiment pas l’un de mes préférés même s’il aborde un thème fort avec l’interdit de l’inceste et rappelle Cendrillon avec l’essayage de la bague découverte par le prince dans le gâteau. Au vu des conseils prodigués par la fée marraine, une femme pour ne pas finir seule et faire un beau mariage doit être belle, être bien habillée et savoir faire la cuisine. La princesse pardonne même à son père. Une lecture qui vaut surtout pour les illustrations d’Hélène Druvert!

Participation #12 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte traditionnel

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Animal: « Âne »

Participation #14 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cake d’amour

Participation #3 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Nos lectures « Le Petit Chaperon rouge »

Après nos lectures de Blanche-Neige, voici celles du Petit Chaperon rouge pour continuer sur le thème Contes et Légendes du Challenge Halloween 2020. Comme pour le billet précédent, il sera mis à jour régulièrement, au fur-et-à-mesure de nos lectures du Petit Chaperon rouge.

Des versions classiques:

  • Le Petit Chaperon rouge de Beatrix Potter et Helen Oxenbury, d’après Charles Perrault (éd. Kaléidoscope, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Nous retrouvons l’histoire classique dans une ambiance très british.
  • Les plus jolies histoires du soir pour les petits (éd. Fleurus, 2015), un recueil de contes pour les tout-petits dont Le Petit Chaperon rouge de Christelle Chatel et Séverine Duchesne, d’après Charles Perrault
  • Le petit chaperon rouge illustré par Thomas Baas, d’après les Frères Grimm (éd. Play Bac, 2017), un album jeunesse à partir de 4 ans voire un peu plus grand.

Des versions détournées/revisitées du conte:

  • Histoires de loups de Mario Ramos (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Ce recueil comprend deux histoires dans lesquelles l’auteur s’amusant à recréer la rencontre entre le loup et le Petit Chaperon rouge: Mon ballon et Le plus malin. Dans Le plus fort, le loup croise notamment la petite fille.
  • Chapeau rond rouge de Geoffroy de Pennart (éd. Kaléidoscope, 2004), un album jeunesse à partir de 3 ans et détournant avec beaucoup d’humour et de modernité le conte traditionnel
  • Le retour de Chapeau rond rouge de Geoffroy de Pennart (éd. Kaléidoscope, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans à l’humour toujours aussi détonnant et qui revisite également un autre conte traditionnel, Boucle d’Or et les trois ours.
  • Le Petit Loup Rouge d’Amélie Fléchais (éd. Ankama, coll. Étincelle, 2014), un album jeunesse à partir de 8 ans, voire un peu plus et qui détourne, de façon tout aussi sombre que le conte écrit par Charles Perrault.
  • Cœur de bois d’Henri Meunier et Régis Lejonc (éd. Notari, 2016), un album jeunesse pour les adolescents, à partir de 15/16 ans qui invente une suite à l’histoire originelle du Petit Chaperon rouge
  • Dans les yeux de Philippe Jalbert (éd. Gautier-Languereau, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans et une très jolie revisite angoissante du conte traditionnel en alternant les points de vue du petit chaperon rouge et du loup, à travers leurs yeux.
  • une autre version détournée du conte avec Vous ici? d’Olivier Dupin (éd. Frimousse, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui fait partie de la sélection CP du 32ème Prix des Incos 2021.
  • une suite moderne avec La petite sœur du Chaperon rouge de Didier Lévy et Clotilde Perrin (éd. Milan, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans. Devenue célèbre, le Petit Chaperon rouge voudrait également être riche et projette, avec sa grand-mère tout aussi célèbre qu’elle, de transformer la forêt enchantée en gigantesque parc d’attractions. Mais sa petite sœur, Carlotta, amie du loup n’est pas de cet avis et va tout faire pour sauver la forêt et ses habitants issus des contes de fées.

Des histoires reprenant le(s) personnage(s) du conte:

  • le tome 1 de Spooky, Les contes de travers, Pension pour monstres de Carine-M et Élian Black’Mor (éd. Glénat, 2015), une BD jeunesse à partir de 9 ans et qui reprend le personnage du Petit Chaperon rouge tout en le détournant.
  • Le loup qui découvrait le pays des contes d’Orianne Lallemand et Éléonore Thuillier (éd. Auzou, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans. Alors qu’il part dans la forêt récupérer les ingrédients nécessaires pour son gâteau, Loup croise le Petit Chaperon rouge.
  • Glouton, Le croqueur de livres d’Emma Yarlett (éd. Gründ, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans. Glouton tente de s’échapper et dévore notamment les pages du Petit Chaperon rouge.
  • Le code de la route de Mario Ramos (éd. L’école des Loisirs, coll. Les lutins, 2018), un album jeunesse sans texte et revisitant les contes traditionnels. Le Petit chaperon rouge se rend, en draisienne, chez sa grand-mère et croise de nombreux personnages d’autres contes.
  • Dans la grande forêt de Jeanne Boyer et Caroline Hüe (éd. Milan, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Rosalie ne se laisse pas duper par le loup qui avait détourné de son chemin le Petit Chaperon rouge.
  • Devine où j’suis de Richard Marnier et Aude Maurel (éd. Frimousse, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans avec un Petit chaperon rouge dans le ventre du Grand méchant loup. Une histoire rigolote construite à l’image des poupées-gigognes, les illustrations de la petite fille, de sa mère et de sa grand-mère reprenant cette allure des poupées russes!

Des histoires qui m’ont fait penser au Petit Chaperon rouge:

  • La tétine de Nina de Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon (éd. L’école des loisirs, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Nina arrivera-t-elle à être plus rusée que le Grand Méchant Loup pour ne pas finir dévorer comme Le Petit Chaperon rouge?
  • Occupé de Matthieu Maudet (éd. L’école des loisirs, coll. Loulou & Cie, 2020), un album jeunesse cartonné pour les tout-petits. Dans la forêt, le Petit Chaperon a très envie de faire pipi. Mais qui utilise si longtemps les toilettes?
challenge halloween 2020

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Contes et légendes

Challenge Contes & Légendes 2020 de Bidib

année

Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Au fil des pages avec Le Petit Poucet

J’emprunte à la médiathèque Le Petit Poucet de Charles Perrault et Jean-Marc Rochette (éd. Casterman, 2001), un album jeunesse à partir de 6 ans. Dernier né d’une fratrie de sept enfants d’un couple fort pauvre de bûcherons, le Petit Poucet est certes le plus chétif et souffre-douleurs de ses frères mais il se révèle aussi et surtout le plus rusé et espiègle. Arrivera-t-il à déjouer le plan de leurs parents de les abandonner dans la forêt?

Il s’agit d’une très jolie version illustrée du conte et qui reprend presque intégralement le texte original et sombre de Charles Perrault paru dans Les Contes de ma mère l’Oye en 1697, avec deux fins possibles et une morale finale. On y retrouve le Petit Poucet, les cailloux blancs, les miettes de pain et sa redoutable rencontre avec l’ogre et ses bottes de sept lieues. J’ai beaucoup apprécié les illustrations à la fois sombre et poétique, à l’image du texte. Le Petit Poucet est un petit garçon curieux, observateur et malin qui réussit à ne pas mourir de faim et à ne pas être dévoré par l’ogre contre toute attente, malgré sa condition.

Challenge Halloween de Hilde et Lou

Participation #52 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Au pays des Ogres

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Participation #12 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Au fil des pages avec La Barbe bleue

J »emprunte à la médiathèque La Barbe bleue de Charles Perrault et illustré par Eric Battut (éd. Bilboquet, 2000), un album jeunesse à partir de 3 ans selon l’éditeur voire bien plus âgé au vu de certains passages du texte. Un homme très riche, veuf à plusieurs reprises et à la barbe bleue jette son dévolue sur les filles de sa voisine. La cadette accepte finalement de l’épouser, séduite par tant de richesses malgré son aspect si laid et si terrible. La Barbe bleue part en voyage d’affaires tout en confiant à sa jeune épouse un trousseau de clefs, lui précisant bien de ne pas essayer de rentrer dans son cabinet. Mais la curiosité étant trop grande, la jeune épouse ouvre la porte du cabinet et découvre l’horreur: un « plancher (…) tout couvert de sang caillé » dans lequel « se miraient les corps de plusieurs femmes mortes et attachées le long des murs ». Que se passera-t-il au retour de la Barbe bleue? Finira-t-elle égorgée à l’instar des précédentes épouses? Les illustrations épurées d’Eric Battut faites de bleu, de blanc et de noir, sans oublier le rouge couleur du sang accompagnent parfaitement le texte sombre et cruel de Charles Perrault écrit en 1697 dans Les contes de ma mère l’Oye. Le texte finit par deux moralités de l’époque (la curiosité comme vilain défaut et le fait de savoir qui porte la culotte au sein du couple: l’homme ou la femme?). Il y est ainsi question de (dé)loyauté et de démesure, rappelant la condition de la femme au XVIIe siècle. Un moment de lecture terrifiant à ne pas lire à de trop jeunes lecteurs!

Participation #25 Contes & Légendes 2020 de Bidib

année

Participation #9 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Couleur: « Bleue »

Au fil des pages avec Le Petit Chaperon rouge

Nous lisons Le Petit Chaperon rouge de Beatrix Potter et Helen Oxenbury, d’après Charles Perrault (éd. Kaléidoscope, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Le Petit Chaperon rouge va rendre visite à sa grand-mère avec un briochon et une petite motte de beurre. En chemin, elle croise la route d’un loup affamé et rusé. Survivra-t-elle à cette rencontre? Beatrix Potter raconte dans une version so british le conte traditionnel et de façon tout aussi sombre et cruelle que Charles Perrault en 1697. Nous retrouvons une petite fille naïve, captivée par la Nature qui l’entoure et qui se laisse prendre au piège du loup. La tension et la peur montent en même temps que le moment fatidique approche. Le loup semble sortir grand vainqueur, comme dans la version sans appel de Charles Perrault, même si les bûcherons ne sont pas loin.

Les jolies illustrations pastel d’Helen Oxenbury sont douces, expressives et ancrent l’histoire dans la campagne anglaise, à l’image de la tenue du grand méchant loup. Elles contrastent avec le texte Beatrix Potter, digne héritière de Charles Perrault. Selon l’âge de l’enfant et au vu des illustrations de la dernière page, il est possible d’imaginer une fin plus heureuse, à la façon des Frères Grimm mais encore une triple mort (du loup, de la fillette et de sa grand-mère). Un très bon moment de lecture avec cet album à la très jolie page de garde!

Pour d’autres avis sur cette version du conte: Syl et Bidib.

Participation #24 Contes & Légendes 2020 de Bidib

année

Participation #8 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Couleur: « Rouge »

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