Étiquette : préjugés

Au fil des pages avec Le Petit Loup Rouge

J’emprunte à la bibliothèque Le Petit Loup Rouge d’Amélie Fléchais (éd. Ankama, coll. Étincelle, 2014), un album jeunesse à partir de 8 ans, voire un peu plus et qui détourne, de façon tout aussi sombre que le conte écrit par Charles Perrault, Le Petit Chaperon Rouge. Un petit loup tout de rouge vêtu s’aventure dans la forêt pour apporter un lapin à sa grand-mère. Mais en chemin, il croise une jeune fille et la suit, oubliant la mise en garde de ne pas s’approcher des humains. Le petit loup rouge devrait-il si facilement lui accorder sa confiance?

Je retrouve avec plaisir le coup de crayon d’Amélie Fléchais qui a également illustré Bergères Guerrières, une série de BD jeunesse ou encore L’homme montagne. Les illustrations sont magnifiques plongeant le lecteur dans une forêt tour à tour accueillante et angoissante. Le petit loup rouge est un loup, ni gentil ni méchant qui mange des lapins tandis que la petite fille, fille de chasseur est celle dont il faut se méfier, témoignant de la cruauté dont peuvent faire preuve certains humains à l’égard des animaux sauvages. Il y est ainsi question des préjugés, de peur de l’autre et de nature humaine. Un très bon moment de lecture avec ce conte revisité!

challenge halloween 2020

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Contes et légendes (logo de Pedro)

Participation #51 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Couleur: « Rouge »

Au fil des pages avec À l’école des abeilles

Nous empruntons à la bibliothèque À l’école des abeilles de Nadia Shireen (éd. Nathan, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans. Nous suivons Bernard, un ourson très gourmand qui a l’idée d’intégrer l’école des abeilles pour pouvoir manger du miel à volonté. Rien de plus simple qu’un déguisement d’abeille géante pour ne pas se faire démasquer. Malgré sa différence, Bernard est très vite accepté au sein de la classe. Mais Agathe, une des élèves abeilles ne semble pas dupe. Bernard parviendra-t-il à ses fins? Les illustrations colorées et toutes douces comme du miel rendent attachant ce petit ourson. Cet album jeunesse aborde avec humour les thèmes de l’amitié, des préjugés, de la tolérance et de l’entraide. L’autrice s’amuse également à retranscrire le déroulement d’une journée type à l’école. Un très bon moment de lecture!

Participation #80 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #12 catégorie Lieu: « École »

Au fil des pages avec D’entre les ogres

J’emprunte à la bibliothèque D’entre les ogres de Gilles Baum et Thierry Dedieu (éd. Seuil Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans selon l’éditeur mais pour les plus grands selon moi au regard des illustrations au fusain très sombres voire effrayantes et dérangeantes pour de jeunes enfants. En effet, cet album jeunesse ne laisse pas indifférent après sa lecture, à l’instar de la couverture qui interpelle. Un couple d’ogres découvre dans la forêt un bébé humain. Ils l’élèvent comme si elle était leur propre fille, la prénommant Blanche et la choyant de tout leur amour. Mais en grandissant, Blanche devient trop curieuse sur les différences qu’elle constate entre ses parents adoptifs et elle, en devenant même plus monstrueuse que les ogres. Pourquoi l’empêchent-ils de manger comme eux par exemple? Devant l’insistance des questions de Blanche auxquelles ils ne peuvent répondre par amour pour elle, ils décident, le cœur gros, de la ramener parmi les siens, ceux-là même à l’origine de son abandon dans la forêt. Qu’attendre d’un tel retour? À travers la relation entre des ogres – parents imparfaits – et une enfant humaine, cet album jeunesse aborde d’une façon très singulière les thèmes de l’adoption,  de la différence, des préjugés et de la recherche de ses origines. La fin de l’histoire, bien qu’ouverte, ne présage rien de bon, si ce n’est, peut-être, l’amour inconditionnel que se portent ces trois êtres. Un album jeunesse à découvrir!

Challenge Halloween 2019 de Hilde et Lou

Participation #78 Je lis aussi des albums

Au fil des pages avec Le loup qui criait au garçon!

Nous empruntons à la bibliothèque un album jeunesse reprenant de façon décalée l’expression « à force de crier au loup ». Il s’agit de l’album Le loup qui criait au garçon! de James O’Neill et Russel Ayto (éd. Circonflexe, 2017), conte détourné de la fable d’Ésope, Le garçon qui criait au loup. Entre les villageois et les loups de la forêt, la peur de l’autre domine. Les enfants apprennent très vite à se méfier des loups, les louveteaux des humains. Que peut-il bien arriver lorsqu’un louveteau et un petit garçon, chacun avec ses préjugés, se rencontrent au bord de la rivière? Cet album jeunesse aborde avec beaucoup d’humour la peur de l’inconnu et l’amitié. Certes le graphisme des illustrations est simple mais la mise en page du texte est très dynamique et joue avec l’effet miroir entre le louveteau et le garçon. Grâce aux apartés, le petit lecteur (dès 3 ans) est lui-même partie prenante de l’histoire. Encore un bon moment de lecture rempli de fous rires et de cris « Au loup! »… euh « Au garçon! »… euh « A l’amitié! ».

À noter que cet album jeunesse a fait partie de la sélection CP pour le 30ème Prix des Incorruptibles 2018-2019. Nous ne pouvons qu’approuver ce choix.

Participation #21 Je lis aussi des albums

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